Pourquoi les pouvoirs totalitaires séduisent-ils les électeurs ?
6 septembre 2026
Sommaire mis à jour le 6 sept. 2026
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Public Sénat
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Intervenant 1
Je suis toujours un peu méfiant face au terme de régulation, même si je suis favorable à la régulation. C'est parce que quand on parle aux gens de régulation, ils l'opposent d'abord à l'innovation. Et ils vous disent : "Oui, parce que dans, j'allais dire, le discours qu'on peut entendre aujourd'hui, la régulation c'est : il faudra déposer un dossier administratif de 52 pages dans lequel vous expliquez comment travaille votre intelligence artificielle, fournir 8 000 pages de documents et peut-être qu'à un moment donné, au bout de trois semaines d'étude technocratique de votre dossier, on vous dira oui, non." Là, oui, évidemment, ça va à l'encontre de l'innovation. Mais on ne parle pas de ça là, quand on parle de rôle du législateur.
C'est les grands principes dont on parle. On parle de la philosophie, donc on parle des grands principes. Moi j'en évoque au moins deux avant d'aller au-delà. Je dis par exemple : définition de la gouvernance des données. Est-ce que c'est un bien public, un bien commun ou un bien privé ?
C'est une vraie question. Trancher dans ces trois choses-là ne vous empêche absolument pas d'innover. Mais la gouvernance des données, leur statut, c'est une question fondamentalement politique dans laquelle le législateur a tout son rôle.