#LAREF26 | KEYNOTE | L’EUROPE FACE AU DÉFI DE LA PUISSANCE TECHNOLOGIQUE.
27 août 2026
Le ministre introduit la séance devant les entrepreneurs du MEDEF par un exercice de projection en 2031, décrivant une Europe vassalisée aux États-Unis pour l’IA, déclassée dans les chaînes de valeur mondiales, à partir d’un ouvrage dystopique qui alerte sur trois erreurs possibles face à l’IA.
#LAREF26 | KEYNOTE | L’EUROPE FACE AU DÉFI DE LA PUISSANCE TECHNOLOGIQUE.
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00:00 - 00:11
Intervenant 1
Merci d'avoir accepté l'invitation du MEDEF et d'être avec nous avec les entrepreneures et entrepreneurs de France cet après-midi.
00:11 - 02:24
Intervenant 2
Merci à vous et bonjour à tous. Je vous propose qu'on fasse un petit exercice puisqu'on est juste après le déjeuner. Vous allez fermer les yeux, mais vous ne allez pas vous endormir. Vous allez vous imaginer que nous sommes à la REF et que nous sommes en 2031. L'Europe traverse une crise économique, sociale et politique majeure.
Devenue totalement dépendante des États-Unis pour l'intelligence artificielle et la puissance de calcul, elle est déclassée économiquement, elle est vassalisée politiquement et elle a perdu le contrôle de son destin puisqu'elle est devenue le maillon faible des chaînes de valeur mondiales dont la Chine et les États-Unis captent l'essentiel de la valeur ajoutée. Vous pouvez rouvrir les yeux. Certains d'entre vous auront peut-être reconnu le scénario dystopique d'un ouvrage, Europe 2031, paru il y a quelques mois et que je vous recommande. Ses auteurs y présentent un scénario d'alerte dans lequel les erreurs que nous commettrions aujourd'hui pourraient produire demain des conséquences catastrophiques en cascade. Et ils distinguent trois erreurs principales.
D'abord, sous-estimer la capacité transformationnelle de l'intelligence artificielle pour nos économies, notre sécurité, notre défense, sur la formation des opinions publiques et sur la démocratie. Première erreur. Deuxième erreur, sous-estimer la vitesse de développement de l'intelligence artificielle. Troisième erreur, surestimer notre propre capacité de rattrapage. Autrement dit, disent-ils, ne pas prendre la mesure du pouvoir de l'intelligence artificielle, de son accélération, de la nécessité d'y adapter nos politiques et d'y consacrer des moyens en conséquence.
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