Commission des affaires sociales et commission des affaires culturelles : M. Jean-Michel Blanquer et Mme Agnès Buzyn, ministres, sur la pauvreté à l'école

7 février 2018

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Commission des affaires sociales et commission des affaires culturelles : M. Jean-Michel Blanquer et Mme Agnès Buzyn, ministres, sur la pauvreté à l'école

00:00 - 00:15
Intervenant 1
Je souhaite la bienvenue à la ministre de la santé et au ministre de l’éducation nationale.  Ce matin, nous avons commencé nos travaux avec trois grands témoins.  Nous allons poursuivre cette réflexion sur la pauvreté à l’école avec les ministres concernés, chaque intervention ne devant pas excéder deux minutes. 
00:15 - 00:40
Intervenant 2
Je vous souhaite également la bienvenue au sein de cette commission conjointe des affaires culturelles et sociales.  J’appuie les propos de Mme Bourguignon : pendant près de trois heures ce matin, nous avons pu aborder de façon approfondie certaines thématiques.  Nous devons maintenant chercher des solutions pragmatiques avec les ministres.  Je ne peux donc que vous inviter, chers collègues, à faire des propositions et des remarques concrètes, afin que les ministres vous apportent des réponses précises.  Nous gagnerons ainsi tous en efficacité et en satisfaction. 
00:40 - 01:30
Intervenant 3
Je suis très heureux d’être auditionné en compagnie d’Agnès Buzyn.  Vous avez raison, sur le sujet, une intervention conjointe est très pertinente.  Depuis la constitution du Gouvernement, nous avons longuement échangé et avons beaucoup travaillé ensemble pour aborder de manière efficace cette question cruciale.  Je ne peux qu’adhérer à ce que vous venez de dire : ce type de réunion doit nous permettre d’être créatif et d’aller de l’avant.  Mes propos liminaires seront donc brefs. 

Je reviendrai simplement sur la stratégie de l’éducation nationale, qui vient évidemment s’articuler avec celle portée par Mme Buzyn.  Le Président de la République l’a souligné récemment : la première des politiques sociales, c’est la politique éducative, qui est à la base de la lutte contre les inégalités.  En effet, la première des inégalités, c’est l’inégalité devant le langage.  C’est pourquoi j’accorde une importance décisive à ce qui se passe de zéro à six – voire sept – ans, non seulement d’un point de vue cognitif, car il est démontré que cette période est absolument cruciale pour le développement de l’enfant, mais également d’un point de vue social et pratique parce que, de ce bon départ pédagogique et éducatif, vont dépendre beaucoup de choses…  Il a été amplement démontré, y compris par des économistes, que les moyens dépensés à cette période de l’enfance permettront d’en dépenser beaucoup moins plus tard. 

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