Violences dans le périscolaire : audition d'élus locaux
9 septembre 2026
Le président Lafon rappelle l’objet de la mission d’information, son cadre juridique de commission d’enquête, la portée pénale du faux témoignage et fait prêter serment aux maires auditionnés, en précisant l’absence de liens d’intérêts déclarés et la diffusion publique de l’audition.
Violences dans le périscolaire : audition d'élus locaux
Plus d'options
Source officielle
Décalage
Décalage de la transcription
0s
Exporter
Replay
Versions de cette vidéo
Les transcriptions peuvent légèrement différer d'une version à l'autre.
00:00 - 03:32
Intervenant 2
Bien, mes chers collègues, nous reprenons nos travaux dans le cadre de cette mission d'information sur la prévention et le traitement des violences dans le périscolaire avec une table ronde organisée cet après-midi réunissant plusieurs maires dont les villes ont été confrontées à des violences commises par un animateur du périscolaire sur un enfant. En dépit de son caractère de service public facultatif, la quasi-totalité des collectivités territoriales propose un accueil périscolaire dans les différents temps, matin, midi et soir. Il s'agit, selon l'état des lieux sur le périscolaire pour les primaires réalisé par l'Association des maires de France en 2023, du premier mode d'accueil des enfants organisé par les collectivités locales. Les violences commises sur un mineur dans le cadre périscolaire peuvent ainsi avoir lieu dans de nombreuses villes. Aussi, il est important d'analyser les failles ayant conduit à de tels actes pour éviter bien sûr qu'ils ne se reproduisent, mais aussi partager les réflexions pour une meilleure protection des enfants.
Aussi, il nous a semblé important, évidemment, mesdames et messieurs les élus, de vous entendre, d'une part parce que certains d'entre vous sont employeurs lorsque le centre périscolaire est en gestion directe, et d'autre part parce qu'en tant que responsables politiques et en tant que personne publique la plus accessible, c'est vers vous que les parents se tournent pour obtenir des informations et vous êtes bien souvent à répondre sur des questions pour lesquelles vous n'avez pas les réponses directes. On aura l'occasion bien sûr d'y revenir. Recrutement, organisation concrète du périscolaire, signalement en cas de suspicion de violence, information des parents, autant de sujets sur lesquels vous avez été confrontés à des difficultés. Comme je l'indiquais lundi, il ne s'agit bien sûr pas pour notre commission de s'immiscer dans des procédures judiciaires en cours ni d'obtenir des informations sur telle ou telle affaire pour laquelle des poursuites ont été engagées. Nous entendions au niveau de la commission, et en particulier de notre rapporteure Agnès Evren, conduire les travaux de cette mission d'information dotée des prérogatives d'une commission d'enquête dans le strict respect du principe de séparation des pouvoirs conformément aux dispositions de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958.
Nous recevons donc aujourd'hui, en les remerciant d'être venus, Monsieur Olivier Araujo, vous êtes maire de Charly dans le département du Rhône. Vous êtes accompagné de Madame Émilie Faron, adjointe déléguée à la santé, au handicap et à la protection de l'enfance et de la petite enfance. À vos côtés se trouve Monsieur Laurent Cathala, vous êtes maire de Créteil dans le département du Val-de-Marne, Monsieur Joakim Giacomoni, vous êtes le maire de Colombes, ville située dans les Hauts-de-Seine, et Madame Charlotte Libert, maire de Vincennes, également dans le Val-de-Marne. Et vous rejoindra dans quelques instants le maire de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, Monsieur Karim Bouamrane. Avant de laisser la parole à notre rapporteure pour une première série de questions liminaires, je dois vous rappeler que nous sommes en statut donc de commission d'enquête et donc un faux témoignage devant notre mission d'information serait passible des peines prévues aux articles 434-13, 14 et 15 du Code pénal.
Et je vais vous inviter chacun à votre tour à prêter serment en disant toute la vérité, rien que la vérité, et en levant la main droite et en disant "je le jure". Je vais commencer par Madame Libert.
La suite de la transcription est réservée aux clients Pro
Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.