Violences dans le périscolaire : audition d'Emmanuel Grégoire

16 septembre 2026

La commission d’enquête rappelle son mandat tandis que le maire présente ses excuses, reconnaît la gravité des violences dans le périscolaire, dresse un premier bilan du rapport d’inspection 2015 et expose le plan parisien 2026 ainsi que les réformes nationales jugées nécessaires.

Violences dans le périscolaire : audition d'Emmanuel Grégoire

14:45 - 18:01
Intervenant 2
Bien, mes chers collègues, nous allons reprendre nos travaux consacrés à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire avec l'audition ce matin de Monsieur Emmanuel Grégoire, maire de Paris.  Monsieur le maire, je vous remercie de vous être rendu disponible.  Je rappelle que vous avez été en charge des différentes délégations entre 2014 et 2024, dont celle des ressources humaines entre 2014 et 2017, et que, évidemment, vous êtes maire de Paris depuis avril dernier.  Nous le savons, les affaires de violences dans le périscolaire ne concernent pas que Paris.  Et du reste, nous avons organisé avec la rapporteure Agnès Evren la semaine dernière une table ronde avec des différents maires concernés aussi par le sujet. 

Et c'est bien l'ensemble du territoire français qui est touché.  Et la forte médiatisation des affaires parisiennes a sans doute participé à une prise de conscience collective sur la nécessité d'améliorer la protection de l'enfant dans le cadre périscolaire.  Toutefois, il nous semblait important de vous auditionner d'une part parce que la ville de Paris doit relever chaque jour des enjeux d'organisation, de recrutement, de contrôle d'une ampleur évidemment particulière, mais aussi parce que vous êtes désormais comptable des suites données aux dysfonctionnements qu'a pu connaître le service du périscolaire dans votre ville.  Dès septembre 2013, Paris a fait le choix de mettre en œuvre la réforme des rythmes scolaires. 

Ce sont ainsi un peu plus de 135 000 élèves dans 662 écoles publiques qui découvrent une nouvelle organisation de leur semaine et pour un certain nombre d'entre eux, le périscolaire.  Si la population scolaire parisienne a baissé ces dernières années, ces chiffres donnent un ordre de grandeur des défis à relever en matière de recrutement, de contrôle et aussi de formation des animateurs.  Un peu plus de 14 000 animateurs, titulaires, contractuels et vacataires confondus ont ainsi travaillé au contact d'enfants en 2024.  Dès 2015, le risque d'agression sexuelle commise par des agents de la ville sur des enfants, notamment dans le cadre périscolaire, est identifié, ce qui entraîne la commande d'un rapport à l'inspection générale par l'exécutif parisien. 

Agnès Evren l'a évoqué hier à travers des questions posées à votre prédécesseur et notamment sur le rapport de 2025 qui établit clairement que sur les 50 recommandations faites en 2015, seulement la moitié ont été mises en œuvre, le système restant donc aujourd'hui largement perfectible.  Quelques années plus tard, des premières affaires de violences sexuelles commises pendant le temps du périscolaire sont rendues publiques avant de connaître une très forte médiatisation en 2025.  Les chiffres sont désormais connus : 235 enquêtes pénales sont actuellement en cours et 132 animateurs ont été suspendus depuis début de l'année 2026.  Chiffres communiqués en juin dernier, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. 

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