Audition d'Anne Le Hénanff
4 novembre 2026
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Commission des affaires économiques Sénat
15:36 - 18:33
Intervenant 1
Alors, mes chers collègues, après cette petite interruption entre deux auditions, donc je vous remercie d'être présents et nous allons donc procéder à l'audition de Madame Anne Le Hénanff, qui est ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et du numérique.
Dans le cadre de nos auditions au PLF 2027, nous avons donc le plaisir de vous accueillir et c'est pour la commission des affaires économiques une première, puisque c'est la première fois que vous vous retrouvez ici dans cette enceinte de la commission des affaires économiques et donc je pense que l'ensemble de nos collègues auront un certain nombre de questions à vous poser. Justement, les infrastructures qui sous-tendent l'IA, ce sont notamment les centres de données dont nous avions eu l'occasion de débattre en mars dernier à l'occasion de l'examen de la proposition de loi de notre collègue David Ros.
Nous le savons, la France dispose d'atouts majeurs pour attirer sur son sol des centres de données, tels que sa position de carrefour des grands réseaux de câbles sous-marins ou son électricité à 95 % décarbonée. Le rapport réalisé par Damien Michallet, ici présent, et plusieurs de ses anciens collègues de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable l'a d'ailleurs rappelé cet été. Nous voudrions savoir comment vous travaillez à réduire les handicaps français également pointés par ces récents travaux du Sénat : complexité et lenteur des procédures administratives, délais pour le raccordement au réseau électrique, réduction de l'empreinte environnementale pour faciliter l'acceptabilité des centres de données.
Dans le domaine de l'intelligence artificielle, plusieurs experts ont cru percevoir au cours de l'été des signes d'une forme d'abandon par la start-up française Mistral AI de la course aux modèles frontières menée par les entreprises américaines et chinoises. Elle a depuis lancé son nouveau modèle Mistral Large 2 et assure dans les médias ne pas avoir l'intention de renoncer à se battre pour rester à la pointe de la technologie, même si générer un modèle frontière se chiffre en centaines de millions, voire en milliards d'euros. Face à une compétition toujours plus féroce et coûteuse, comment l'État, au niveau national, mais aussi au niveau européen, peut-il agir pour soutenir davantage Mistral AI et les autres entreprises françaises du secteur de l'IA et de la tech en général ? Mobilisons-nous suffisamment le levier de la commande publique ?
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