[DIRECT] Budget 2027 : audition de David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics
17 juillet 2026
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Sommaire mis à jour le 17 juil. 2026
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LCP - Assemblée nationale
00:00 - 01:25
Intervenant 1
...qui nous a été adressé quelques dizaines de minutes avant la date limite et l'heure limite hier soir. Je vous ai fait parvenir ce rapport dès qu'il nous a été adressé, donc vers minuit. J'en retiens notamment que l'augmentation des dépenses de l'État passait essentiellement par celle des dépenses contraintes : charge de la dette, prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne, dépenses de défense, et qu'une fois ces dépenses contraintes soustraites, les autres dépenses de l'État diminueront en volume en 2027. Au même moment que cette publication a été rendu également public le résultat des travaux de la mission que vous aviez lancée, Monsieur le Ministre, fin mai avec Roland Lescure pour établir une analyse de l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030 et proposer des scénarios de redressement des comptes publics à compter de 2027. Ça a été commenté dans la presse, mais vous trouverez ce document à l'entrée de la commission.
Selon cette mission, le besoin d'ajustement budgétaire est chiffré à 125 milliards d'euros à l'horizon 2032 pour stabiliser le ratio de dette publique à long terme. Mais je trouve également intéressant de relever dès à présent que la mission considère que, je cite, "les mesures d'économie horizontale sous forme de rabot sur les crédits des différents programmes ministériels ont atteint leurs limites ; elles évitent certes d'avoir à faire des choix mais sont préjudiciables à la visibilité et à l'efficacité des politiques publiques et des services publics". J'en dirai évidemment un peu plus, y compris avec des questions après que le Ministre ait pris la parole, et je lui donne tout de suite celle-ci.
01:29 - 03:10
Intervenant 2
Merci, Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur général, Mesdames et Messieurs les Députés. Nous abordons aujourd'hui un exercice budgétaire sans précédent, et donc avant d'en venir au tiré à part, au rapport R48, permettez-moi d'en dire un mot d'ensemble. Sans précédent, je disais, sur le plan politique avec une Assemblée nationale sans majorité stable, une élection présidentielle dans neuf mois et un contexte international, chaque jour le montre, chaotique. Sans précédent économique, non seulement en raison du montant de la dette publique, mais par l'engrenage infernal de son augmentation : coût de la charge de la dette, vieillissement de la population, mais aussi mur d'investissement légitime devant nous, qu'il s'agisse de la défense ou de la transition écologique. Vous le savez, en 2025, la dette publique a atteint 115,9 % du produit intérieur brut, faisant de la France désormais le troisième pays le plus endetté de la zone euro.
Notre déficit s'est élevé à 5,1 % du produit intérieur brut, le deuxième plus important de la zone euro. Quant à la charge de la dette, elle représente désormais 2,1 % de notre richesse nationale. Il est donc urgent d'arrêter la machine infernale de la dette publique. Il serait évidemment tentant et facile pour un gouvernement en fin de mandat d'inviter chacun à mettre la tête dans le sable en attendant la prochaine élection, de renoncer à tout effort, quitte à se laver les mains des conséquences ultérieures. Mais jouer au Ponce Pilate budgétaire serait contraire à notre devoir.
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