Déclaration du Président Emmanuel Macron au conseil européen informel à Copenhague.

1 octobre 2025

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Élysée

00:00 - 03:06
Intervenant 1
Le président Costa pour ce conseil.  D'abord, nos travaux seront dédiés au soutien à l'Ukraine et à l'Europe de la défense.  Deux sujets essentiels sur lesquels nous avons beaucoup poussé, ce qui permettra de faire le point sur les travaux de la coalition des volontaires, sur l'action que nous menons au soutien de l'Ukraine, et sur les initiatives que nous voulons prendre aussi d'un point de vue opérationnel et financier.  Et puis, ensuite, il y a le développement d'une Europe de la défense.  On s'est doté de capacités nouvelles avec ces prêts exceptionnels que nous sommes collectivement prêts à faire pour soutenir des programmes de défense, le programme dit SAFE, avec une préférence européenne, ce qui était un tabou jusque-là. 

Et donc, on va déployer, sur la base d'un concept stratégique partagé, de nombreux programmes pour mieux protéger les Européens.  Et au fond, c'est un peu la garantie de sécurité des Européens pour eux-mêmes dans le contexte de cette guerre et pour le jour d'après.  Écoutez, je peux vous dire que c'est évidemment ce qu'il faut faire, qu'il y a eu des fautes très importantes qui ont été commises par cet équipage, ce qui justifie d'ailleurs que la procédure soit judiciarisée aujourd'hui, puisque vous avez vu qu'il y a une communication de la justice.  En tout cas, les équipes d'intervention ont agi en temps et en heure, mais cela manifeste la présence et la réalité d'un phénomène qu'on décrit, qu'on dénonce depuis longtemps, qui fait partie des sanctions que nous prenons : c'est la lutte contre ces fameuses flottes fantômes qui représentent des dizaines de milliards d'euros pour le budget de la Russie, qui financent selon nos évaluations collectives 40 % de l'effort de guerre russe, et on a entre 600 et 1 000 bateaux qui circulent comme ça et qui permettent aux hydrocarbures russes de cheminer, y compris quand ils sont interdits.  Donc, je pense que c'est une bonne chose que ce travail ait été fait et qu'on ait pu l'interrompre. 

D'abord, je pense que nous, Européens, avons besoin de rester une place attractive et fiable.  C'est-à-dire que, quand des avoirs sont gelés, on respecte le droit international.  C'est ce qui est rappelé aussi par le Premier ministre belge.  La deuxième chose, c'est qu'on doit donner de la visibilité à l'Ukraine en termes de financement. C'est donc une très bonne chose que nous ayons une capacité financière à offrir pour accompagner son équipement en matière de défense et ses efforts macrofinanciers.  Et à ce titre, ce que la commission a travaillé, qui permet d'aller chercher de la dette, pardon, sur les marchés en commun et de le faire en ayant une garantie du budget européen ou des États membres, est une très bonne chose. 

Alors, attention, ne bougez pas.  Je prends votre collègue, je vais prendre ça.  La réponse européenne doit être opérationnelle, c'est-à-dire qu'il ne faut avoir aucune faiblesse.  Je pense qu'il faut redire que toute personne qui viole l'espace aérien européen est susceptible d'avoir des représailles parce que c'est notre droit et nous ferons respecter l'espace aérien européen.  Essayez de continuer à nous équiper. 

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