Elections sénatoriales : quels sont les grands enjeux du scrutin ?
24 septembre 2026
Sommaire mis à jour le 24 sept. 2026
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Ce dimanche, ce sont les élections sénatoriales. Voici donc les principaux points à surveiller ce week-end. Tous les regards seront tournés vers le Rassemblement National. Le parti d'extrême droite pourrait, pour la première fois, parvenir à former un groupe au Sénat. C'est d'ailleurs un objectif assumé par le vice-président du parti, Sébastien Chenu.
L'objectif global, c'est de multiplier le nombre de sénateurs par deux, par trois, par quatre et de créer un groupe. C'est un objectif qu'on s'est donné, mais qui n'est pas si simple à atteindre. Le RN compte déjà trois sénateurs, mais ce renouvellement pourrait leur permettre de porter ce nombre à dix ou plus, ce qui suffirait à créer un groupe. Ils obtiendraient alors de nouvelles prérogatives et pourraient, par exemple, demander la création chaque année d'une commission d'enquête. Mais s'il y a des gagnants, il risque aussi d'y avoir des perdants.
Par exemple, la France Insoumise ne devrait pas avoir de sénateur à l'issue du scrutin. Du côté des groupes déjà en place, les Républicains peuvent perdre quelques sièges, mais sont assurés de rester la première force politique du Sénat. Sur les cent trente et un membres qui composent le cœur de la majorité sénatoriale, soixante-dix-sept remettent en jeu leur mandat. Roger Karoutchi, sénateur LR et président de la commission nationale d'investiture, estime une perte potentielle de trois à cinq sièges, ce qui ne fait pas peser de risque sur la majorité. Le Parti Socialiste n'est par contre pas aussi confiant.
Trente et un de ses soixante-quatre sièges sont renouvelables. Le parti à la rose pourrait donc perdre son statut de deuxième groupe du Sénat. Il est talonné de près par l'Union Centriste, qui compte cinquante-neuf élus. Au mois d'avril, le président du groupe socialiste, Patrick Kanner, pariait au mieux sur la stabilité de son groupe. Mais pour le PS, se maintenir au-dessus du seuil des soixante élus n'est pas que symbolique.
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