Compte rendu du Conseil des ministres du 02 décembre 2025.

2 décembre 2025

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Élysée

00:00 - 02:20
Intervenant 1
Ils seront décisifs.  Et cet après-midi, à l'Assemblée nationale débutera la seconde lecture définitive prévue le mardi 9 décembre.  Les conséquences de ce vote, et donc de notre capacité commune à trouver un compromis, sont connues. Je tenais à vous les rappeler ce matin, et j'ai eu l'occasion de le dire. 

Il n'y a pas de plan B.  Pas spécialement, c'est-à-dire au 15, paraîtra pour pallier quelques semaines d'absence de texte, ce n'est pas possible.  Aux ordonnances, elles ne pourraient se faire que sur la base du texte initial du gouvernement, ce qui, vous le savez, n'est pas acceptable pour les oppositions. 

Les conséquences budgétaires d'un rejet du texte sont factuelles.  Là encore, j'ai eu l'occasion de les préciser il y a quelques jours : le déficit de la sécurité sociale est de 17 milliards d'euros, et pour rappel, ce déficit s'élèverait, en l'absence de projet de loi de finances de la sécurité sociale, à 30 milliards l'année prochaine, alors qu'il était de 15 milliards d'euros en 2024. 

De 23 milliards d'euros en 2025, soit une hausse déjà brutale de 8 milliards, conséquences directes. Et je veux le rappeler ici, les groupes qui soutiennent le gouvernement l'ont fait, ils ont largement démontré leur capacité à débattre ouvertement, à accepter des compromis parfois douloureux, je pense bien sûr à la suspension de la réforme des retraites et à adopter des positions politiques qui ne leur sont pas toujours favorables, mais tout cela au nom de l'intérêt général.  Nous entrons donc, vous l'avez compris, dans un moment de grande clarification, et celui-ci ne repose pas uniquement sur les groupes parlementaires qui soutiennent le gouvernement ou sur le Parti socialiste.  Il repose sur les 577 députés qui siègent à l'Assemblée nationale.  Pour que les compromis et les acquis obtenus par les groupes parlementaires soient respectés, la suspension de la réforme des projets de loi de finances de la sécurité sociale devrait être votée, sans quoi aucune des mesures acquises durant ces débats n'entrera en vigueur.  Et comme a eu l'occasion de dire le Premier ministre, l'Assemblée nationale n'est pas un théâtre et le budget n'a rien à voir, j'insiste, rien à voir avec un quelconque parti, ni socialiste ni de droite. Il traduira simplement un point sur ce sujet qui va rythmer les jours à venir. 

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