La casse de l'industrie doit cesser !
16 juin 2026
Sommaire mis à jour le 2 sept. 2026
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La France insoumise
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Intervenant 1
Merci, d'abord merci de nous donner la parole. Et évidemment, je voudrais apporter le soutien de la France Insoumise, notre soutien à tous les salariés qui sont mobilisés aujourd'hui, en particulier aux salariés qui sont en grève et qui sont confrontés à des méthodes qui sont des méthodes de voyous de la direction qui vise à les intimider, à les réprimer, à leur faire peur. Et donc leur dire qu'on salue leur courage et qu'on salue leur détermination. Et que si la direction utilise ces méthodes aujourd'hui, c'est parce qu'elle a peur, et elle a peur du développement du mouvement, et elle a peur qu'il y ait de plus en plus de salariés qui rejoignent la grève parce qu'elle sait que c'est ça qui peut l'obliger à reculer. Donc bravo à celles et ceux qui sont mobilisés depuis plusieurs mois et évidemment vous pouvez compter sur notre soutien.
Je voudrais aussi bien sûr soutenir l'ensemble des salariés de la filière de manière générale qui ont pris la parole avant nous. Vous le savez depuis maintenant des années et des années, on assiste à une destruction qui est une destruction méthodique de l'ensemble de la filière automobile et de manière plus générale malheureusement d'un certain nombre de nos filières industrielles. Et ça, ça se fait dans le silence, avec la passivité et la complicité des gouvernements successifs qui laissent l'ensemble de ces emplois être détruits et l'ensemble de ces industries être démantelées. Et ils le font avec des objectifs de rentabilité qui priment en permanence sur les objectifs sociaux, sur les objectifs humains et sur les objectifs de souveraineté. Enfin ici on est en train de parler d'une entreprise qui touche des millions d'euros d'aide publique, qui au moment de la crise sanitaire a touché des plans de filière et des plans de soutien à la filière automobile, de l'aide au chômage partiel, avec des entreprises dans lesquelles vous avez parmi les actionnaires la Banque Publique d'Investissement, des instructions publiques, des instruments publics, et vous avez à aucun moment un gouvernement qui est capable de taper du poing sur la table et qui est capable de dire : "Ça c'est pas possible, vous n'allez pas supprimer ces emplois et vous n'allez pas détruire ces bassins de vie".
Et ben c'est insupportable. Et donc oui bien sûr que c'est la mobilisation des travailleuses et des travailleurs qui permettra de changer les choses et que vous avez notre appui et notre soutien sur ce sujet. Et de ce point de vue là, il y a des appels à la solidarité qui ont été lancés, solidarité financière, vous pouvez compter sur nous pour faire tourner les caisses, les collectes, parce que évidemment il faut que la solidarité elle soit totale. Et demain je vous annonce que à l'Assemblée Nationale, par la voix de notre camarade député Bérenger Cernon, on interpellera le gouvernement sur la situation de Stellantis et pour demander que l'ensemble des emplois soient préservés ici à Stellantis et de manière plus générale dans l'ensemble de la filière automobile. Et ensuite vous l'avez dit à plusieurs d'entre vous, il faut marcher sur les deux jambes, c'est l'expression qui a été utilisée.
Et d'abord c'est le soutien évidemment à la mobilisation qui compte. Mais puisqu'il y a un certain nombre de propositions politiques qui ont été posées sur la table, et ben je crois qu'il faut faire preuve de clarté. Alors vous avez dit : "Il faut la responsabilité sociale des donneurs d'ordre sur les sous-traitants". Oui il la faut et nous appuyons et nous soutenons la proposition de loi qui a été travaillée notamment par les syndicalistes de GM&S pour la responsabilité sociale des travailleurs. Vous avez dit : "Il faut conditionner les aides publiques versées par l'État aux entreprises".
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