G7 : «La régulation de l'intelligence artificielle s'impose», estime Emmanuel Macron
17 juin 2026
Sommaire mis à jour le 17 juin 2026
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Intervenant 1
Nous sommes plusieurs aussi à souligner l'importance de mieux réguler l'intelligence artificielle et son marquage. Là aussi, il est important de bâtir des initiatives. Je vais le pousser au niveau européen, mais ce consensus est nécessaire parce qu'on voit l'impact que cela a sur nos démocraties. Et c'était important d'avoir cette discussion avec des dirigeants du numérique et de l'IA. Et puis sur l'intelligence artificielle, nous sommes tous confrontés à la même chose.
Et c'était important qu'il y ait cette discussion commune. Nous voulons tous l'innovation. Nous voulons tous avoir des capacités de calcul, des centres de données. Nous voulons tous développer les chances, la productivité, les transformations, les améliorations en matière de santé, de numérique, que l'IA peut apporter. Mais nul ne peut plus ignorer, ni des dirigeants, ni des responsables économiques, l'impact sur nos démocraties, l'impact sur nos sociétés de l'IA.
Et c'est pourquoi c'est la possibilité, la nécessité d'une régulation qui aujourd'hui s'impose. Elle doit se faire à l'échelle internationale. On avait commencé en G7 par une initiative franco-canadienne du partenariat mondial pour l'intelligence artificielle à construire une première structure adossée à l'OCDE. On doit sur celle-ci aller plus loin maintenant et réussir à mieux réguler. Le défi qui est devant nous, et on a eu beaucoup de discussions avec les dirigeants de l'IA et de la technologie comme avec l'administration américaine, le défi ce sont ces fameux modèles frontières.
On doit réussir à mieux les réguler pour éviter qu'ils ne tombent dans la main de régimes autoritaires ou de gens qui pourraient menacer notre cybersécurité ou nos sociétés. Mais pour ce faire, la réponse ne peut pas être de la non-coopération entre démocraties. Et donc on est en train de bâtir au fond, et c'est ça ce qu'on va construire dans les prochains mois, et bien en quelque sorte une plateforme de discussion et de coopération entre quelques démocraties face aux risques de l'intelligence artificielle, une plateforme de coopération pour définir ensemble des standards communs, une plateforme de coopération pour partager aussi en matière de cybersécurité, plus largement de sécurité, les impacts et donc la bonne réponse. C'est exactement cela que nous avons acté et ce sur quoi nous allons continuer le travail avec les uns et les autres. Et là aussi un point de rendez-vous est donné en septembre pour que ce travail puisse être finalisé par l'ensemble de nos ministres et on se reverra avec quelques dirigeants.
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