Marie-Hélène Thoraval : «La voix des victimes est entendue finalement»

28 août 2026

CNEWS

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Intervenant 1
Je vous remercie particulièrement parce que vous avez alerté vous dès le premier jour, j'allais dire, sur la nature réelle de ce qui s'est passé à Crépol, j'allais dire contre vents et marées parce que ça a été compliqué dans l'espace médiatique.  Aujourd'hui, vous dites que finalement les derniers éléments qui nous sont parvenus vous donnent raison. 
00:19 - 01:07
Intervenant 2
Ils me donnent raison, mais surtout et ce qui est le plus important, c'est que la voix des victimes est entendue finalement puisque ce sujet est remis, entre guillemets, sur le devant de la scène.  C'est-à-dire uniquement considérer l'assassinat de Thomas sans considérer la situation qui était celle de ce bal, à la sortie de ce bal, et bien c'était faire fi, c'était s'affranchir d'une réalité.  Et finalement, c'est vrai qu'à l'époque on se serait très satisfait de cataloguer, de caractériser cet événement comme un fait divers.  J'ai toujours dit, et ça je le rappelle, que c'était un fait de société.  Et d'ailleurs, le racisme anti-blanc a été évoqué par les témoins dès le premier jour. 
01:08 - 01:20
Intervenant 1
Vous avez dit, Marie-Hélène Thoraval, que c'était en quelque sorte, arrêtez-moi si je me trompe, deux réalités sociologiques qui s'étaient rencontrées ce soir-là et c'était sans doute en partie une explication au drame qui s'était produit par la suite. 
01:21 - 01:35
Intervenant 2
Bien sûr, je pense que l'arrivée de cette bande était préméditée.  Je veux dire, on ne va pas à Crépol par hasard.  Donc c'était bien un lieu de destination.  Je rappelle aussi qu'ils étaient munis de couteaux.  Lorsqu'on a un couteau sur soi, tout simplement on est armé. 

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