La mort de Nahel aurait dû conduire à une réflexion politique globale ! - Paul Christophle

10 juillet 2026

PS - Parti socialiste

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Intervenant 2
Monsieur le ministre.  Il y a trois ans, Nahel Merzouk était tué par un tir de la police.  Il avait 17 ans et tout indique que les policiers impliqués n'étaient pas en danger.  C'est une mère qui a perdu son fils, c'est une famille brisée, endeuillée à jamais.  C'est la République qui n'a pas su faire un usage proportionné de la force. 

Avant Nahel, il y a eu Adama, Lamine, Ali et de trop nombreuses autres victimes.  La mort de Nahel aurait dû conduire à une réflexion politique globale.  Mais depuis trois ans, rien n'a changé.  Enfin rien, pas tout à fait, parce que depuis trois ans, le nombre de tirs de policiers a augmenté et le nombre de victimes aussi.  Il faut dire stop, nous dirons stop. 

Alors, au contraire de ça, aujourd'hui vous demandez à l'Assemblée nationale d'adopter le principe de présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes.  C'est un principe qui est réclamé par la famille de Madame Le Pen, sous bracelet électronique aujourd'hui, qui a instrumentalisé la mort de Nahel avec votre haine.  Monsieur le ministre.  Il y a 30 000 véhicules qui refusent d'obtempérer chaque année.  Alors on fait quoi ? 

On tire sur 30 000 voitures chaque année ?  J'ai parlé des victimes qu'il faut protéger.  Laissez-moi terminer.  Mais il faut vous parler aussi de nos forces de l'ordre, qui font un travail difficile et souvent exemplaire et je le dis.  Avec cette loi, vous ne protégerez pas nos policiers. 

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