Discours du maire de Paris en hommage aux victimes des évènements du 17 octobre 1961

17 octobre 2026

Ville de Paris

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Intervenant 1
Mesdames et messieurs les parlementaires,  Madame la députée Dorine Bregman de la circonscription,  chère Léa, cher Emmanuel,  Monsieur le recteur de la Grande Mosquée, cher Chems,  mesdames et messieurs les sénatrices, sénateurs, 

cher Akli,  Monsieur le consul général d'Algérie, cher Chabane Berdja,  mesdames et messieurs les élus, les adjoints, mesdames et messieurs,  Madame la ministre, chère Ségolène Royal,  mesdames et messieurs, chers amis. 

Je suis très honoré d'être parmi vous aujourd'hui pour commémorer ce jour si particulier pour l'Algérie, pour la France et pour Paris.  Ce soir du 17 octobre 1961, notre histoire commune s'est écrite comme tant d'autres fois dans le sang.  La guerre d'indépendance algérienne dure depuis sept ans.  De l'autre côté de la Méditerranée, le système colonial affronte le soulèvement d'un peuple résolu à retrouver son indépendance.  Dans l'hexagone aussi, la guerre fait rage. 

Face aux récentes attaques du FLN ciblant des policiers, les représailles se font toujours plus violentes et aveugles.  Le 5 octobre, le préfet de police impose un couvre-feu aux Algériens, les empêchant de circuler de 20h30 à 5h30 du matin.  Ce soir-là, entre 20 000 et 30 000 hommes, femmes, enfants d'origine algérienne quittent les bidonvilles souvent dans lesquels on les a parqués pour monter à Paris, à l'appel du FLN.  Paris, le lieu de toutes les révolutions françaises, Paris, le lieu de rassemblement de cette manifestation pacifique pour dénoncer ce couvre-feu illégal.  De Noisy-le-Grand, de Massy, de Stains, des Francs-Moisins, de Nanterre, on vient de partout et par tous les moyens pour dénoncer l'emprise coloniale et montrer à la France le visage de ces Algériens qu'elle ne veut pas voir. 

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