"On voit des expulsions de personnes âgées (...) qui se retrouvent parfois à la rue"
9 septembre 2026
"On voit des expulsions de personnes âgées (...) qui se retrouvent parfois à la rue"
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00:00 - 00:53
Intervenant 1
On a eu un doublement du nombre d'expulsions locatives avec le concours de la force publique depuis cinq ou six ans. Donc c'est vraiment très très massif, hein, 30 000 expulsions avec le concours de la force publique de ménages l'an dernier, et sans doute deux à trois fois plus de ménages qui partent entre guillemets d'eux-mêmes à cause de la procédure d'expulsion en justice. Et là, cette massification fait qu'on voit aussi de plus en plus des expulsions de personnes âgées, de personnes avec des pathologies graves, avec des handicaps très importants, sans solution. Alors qu'auparavant, les préfets étaient avaient quand même une réticence à accorder le concours de la force publique pour des publics très vulnérables. On pourrait dire la même chose pour des familles avec des enfants en bas âge, hein.
Le fait est qu'aujourd'hui, il y a moins cette corde de rappel et que tout le monde est concerné, y compris des personnes âgées voire très âgées sans solution, pas même parfois d'hébergement, et donc ils se retrouvent hébergés chez des tiers ou parfois à la rue.
00:53 - 01:22
Intervenant 2
Sur ce que vous évoquiez tout à l'heure à propos de la loi Kasbarian, puisque vous rappeliez que 90 % des expulsions se faisaient suite plutôt à des impayés, des situations on va dire un peu compliquées, même si les montants des impayés peuvent être relativement faibles. Vous ne pensez pas que pour ce qui nous concerne, à savoir la pauvreté des seniors et des seniors, il y a des protections dans la loi Kasbarian ou pas ?
01:22 - 01:58
Intervenant 1
Je crois pas. Enfin, il y avait l'idée dans la loi Kasbarian, il y a un décret qui est sorti, de donner plus de pouvoir aux CAPEX, les commissions de prévention des expulsions locatives, justement pour en faire des outils qui, le plus en amont possible, viendraient essayer de trouver des solutions. Donc c'est peut-être ça l'élément un peu qui viendrait contrebalancer faiblement les dispositions les plus répressives de cette loi. Mais les CAPEX aujourd'hui sont pas en situation de par leurs moyens de vraiment venir en aide aux personnes menacées d'expulsion, et surtout n'ont pas un pouvoir décisionnaire. C'est pas c'est pas la justice, quoi, les CAPEX.
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