Le scandale Nestlé, avec Alexandre Ouizille
31 août 2026
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Sommaire mis à jour le 1 sept. 2026
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Le Vent Se Lève YouTube
00:00 - 01:59
Intervenant 3
Quand vous allez chez le médecin, que vous êtes un jeune parent, en fait le médecin, le pédiatre va vous dire : pour faire les biberons, prenez de l'eau minérale naturelle. Il faut que la promesse elle soit tenue. Si ces eaux sont validées par la faculté de médecine, c'est qu'on est aussi dans du domaine, je dirais pas médical, mais paramédical, en tout cas sanitaire, quelque chose de cet ordre-là. À la fois sur le produit qui est présenté comme présentant des vertus supérieures, la promesse soit tenue, et que pour le produit commun, du quotidien, il n'y ait pas de doute. Lorsqu'on auditionne les ministres lors de la commission d'enquête qui vous disent : vous savez, pour ces affaires-là, on était en période post-COVID, en queue de comète du COVID, on a beaucoup fait confiance à nos directeurs de cabinet.
Donc cette idée d'une République des cabinets avec une espèce d'irresponsabilité politique que chacun revendique alors que nous, nous avons des mails où l'Élysée est saisi, où les conseillers élyséens sont saisis. Donc tout ça mis bout à bout fait quand même un scandale grave. Alors un scandale qui a deux volets : un aspect consommateur, qui est qu'en fait on a vendu pour des milliards d'euros à des gens des centaines de millions de bouteilles pendant des années où la promesse de naturalité de l'eau n'était plus respectée. Et puis il y a une question de la gestion du risque sanitaire parce qu'en fait quand vous avez des eaux brutes qui sont souillées, qui sont polluées en tout cas, et que tout d'un coup vous retranchez ces traitements pour vous mettre en conformité avec la réglementation et que vous voulez conserver la valeur, mais du coup ça veut dire que l'eau n'est plus traitée de manière aussi efficace qu'avant parce que les traitements, ils étaient nécessaires en réalité. Je pense qu'aujourd'hui, je regardais depuis que j'ai arrêté la commission, j'ai déjà vu quatre nouveaux papiers de la cellule investigation de Radio France qui révélaient de nouvelles pollutions.
En fait, je pense qu'on n'est pas tout à fait au bout de cette enquête. Donc oui, il y a un problème culturel en fait chez un certain nombre de grandes entreprises et j'ai pas l'impression que chez Nestlé on soit au bout de l'affaire.
02:00 - 02:35
Intervenant 1
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode des Entretiens croisés du Vent Se Lève. Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à une molécule dont nous sommes composés à 60 %, l'eau, mais pas n'importe laquelle puisque nous allons parler de l'eau en bouteille. Nous allons en effet revenir sur un scandale d'ampleur nationale qui a pas mal défrayé la chronique depuis plusieurs mois. Il s'agit de l'affaire Nestlé au cours de laquelle l'État aurait laissé l'entreprise Nestlé commercialiser plusieurs marques de bouteilles d'eau que l'on connaît tous, notamment Perrier, malgré des épisodes répétés de contamination bactériologique ou chimique de la source d'eau utilisée. Nous allons en parler aujourd'hui avec Alexandre Ouizille.
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