Jean-Christophe Couvy : «La délinquance n'a plus de frontière avec l'horreur»

12 août 2026

CNEWS

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Mais souvent les les policiers effectivement on est confronté imaginez faire une l'audition de cette dame derrière après avec le l'analyse médicale et puis lui demander comment ça enfin ce qui s'est passé et cetera parce qu'en fait on doit monter un dossier une procédure et après vous derrière vous devez avoir une vie normale quand vous rentrez chez vous le soir vous occupez de vos enfants et cetera et cetera.  Donc c'est vrai que c'est c'est toute l'investigation et c'est vraiment très compliqué pour les policiers à vivre.  Après aujourd'hui on voit qu'il y a cette criminalité cette délinquance j'allais dire qui qui n'a plus de frontière dans l'horreur.  Effectivement vous pouvez d'ailleurs la délinquance s'adapte toujours c'est-à-dire plus vous mettez de protection et plus vous allez vers des personnes beaucoup plus justement des des cibles plus faciles.  Donc c'est rentrer chez les gens maintenant ils n'ont plus peur là où avant on disait bah quand il y a quelqu'un dans une maison normalement on rentre pas bah aujourd'hui c'est le car-jacking c'est le home-jacking et là on va et en fait on s'attaque à des personnes âgées. 

Alors oui il y a je pense qu'on est en train de perdre les valeurs dans la société.  Voilà.  Et notre société est vraiment dans la dérive.  Je pense que certaines personnes vivent en dehors de notre société en dehors des codes de la société et j'aimerais bien aussi savoir qui sont ces personnes-là quand ils sont arrêtés parce que je peux vous dire que quand vous êtes enquêteur vous n'avez qu'une envie c'est de les interpeller et que derrière comme on dit dans le jargon qu'ils prennent cher ça maintenant à charge au magistrat ce sera plus notre notre problème mais j'espère qu'ils prendront vraiment vraiment du ferme et surtout derrière c'est encore une fois ces individus-là qui sont-ils et quel parcours ils ont eu ?  Est-ce que c'est un parcours de délinquant qui était déjà connu et on aurait pu les stopper peut-être avant ? 

Est-ce qu'encore une fois parce qu'en fait on voit bien que le aujourd'hui la la justice et même la police j'allais dire toute la chaîne ça ne marche pas.  Voilà.  On a des personnes qui récidivent chez les mineurs par exemple dans les cinq ans qui suivent c'est cinquante pour cent de récidive donc il y a des choses qui ne marchent pas et encore une fois au lieu de s'attaquer au problème à la problématique et de résoudre le problème et d'y mettre ses moyens on préfère faire de la sécurité générale du bleu dans la rue d'ailleurs on le voit aujourd'hui la crise qu'il y a avec malheureusement derrière l'affaire Lyana c'est-à-dire qu'on a mis beaucoup de policiers enfin plus de policiers dans la rue à faire des patrouilles et on ne s'est pas occupé de l'investigation avec des officiers de police judiciaire qui traitent les qui traitent les procédures et cetera.  On voit aussi par exemple le narco on en parlait tout à l'heure avec Seita les narcos aujourd'hui qui sont polycriminels c'est pas juste des stups on fait le traitement des êtres humains on fait on ramène de l'argent parce que la France c'est un carrefour de l'Europe notamment pour le trafic de stups et on voit que derrière tout ça ils embolisent les tribunaux on le voit aussi avec les affaires de Thaïlande très récemment où il y a une nouvelle filière qui arrive et en fait ils envoient des mules et quand vous envoyez dix mules et que vous en interpellez une il y en a neuf qui passent mais pendant ce temps en fait vous embolisez le système et à un moment donné vous saturez le système judiciaire.  Et c'est comme ça qu'ils travaillent ils préfèrent avoir des pertes mais ils savent qu'à la fin ils vont y gagner. 

Et la délinquance s'adapte avec des des nouvelles stratégies et nous on reste toujours à nos vieilles stratégies politiques en disant mais vous inquiétez pas dormez tranquilles on veille sur vous.  Bon bah on voit bien qu'à un moment donné on est toujours à la ramasse on est un peu comme dans le dopage on a toujours un temps de j'allais dire en moins que la personne qui est dopée. 

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