Interdire OnlyFans et MYM pour lutter contre le pr*xénétisme ?
23 septembre 2026
Sommaire mis à jour le 23 sept. 2026
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franceinfo
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Intervenant 1
C'est plus de la posture qu'une volonté réelle de défendre les femmes et les enfants face à l'exploitation.
00:07 - 01:20
Intervenant 2
Interdire les plateformes OnlyFans et MYM pour lutter contre le proxénétisme ? Ce pourrait être une conséquence si l'article 25 de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles était adopté. Aider, assister ou protéger une personne qui réalise un acte sexuel rémunéré à distance, par exemple via une plateforme comme OnlyFans, serait considéré comme du proxénétisme, comme le prévoit déjà la loi pour l'achat d'acte sexuel non virtuel. Tout comme le fait de servir d'intermédiaire entre la personne qui réalise l'acte sexuel et celle qui le demande ou le rémunère, comme par exemple les plateformes de partage de contenu. Les managers ou agents qui gravitent autour des créatrices ou créateurs de ces contenus personnalisés, leur proposant par exemple la gestion de leur profil, pourraient donc risquer sept ans d'emprisonnement et 500 000 euros d'amende.
Mais les plateformes de partage de contenu, dont certains à caractère sexuel ou pornographique, comme OnlyFans ou MYM, pourraient également être considérées comme proxénètes puisqu'elles serviraient d'intermédiaire entre le ou la travailleuse du sexe et la personne qui paye pour accéder au contenu. En effet, ces plateformes qui fonctionnent par abonnement et qui permettent aux utilisateurs d'acheter photos, vidéos ou scènes personnalisées, touchent des commissions sur les revenus des créateurs. OnlyFans prélève par exemple 20 % sur chaque paiement. Mais pour certaines télétravailleuses du sexe, la fermeture de ces plateformes qui comptent plusieurs millions de créateurs et des centaines de millions d'utilisateurs les pousserait à terme à s'orienter vers des sites moins sécurisés.
01:20 - 02:15
Intervenant 1
C'est des sites qui nous vérifient via document officiel d'identité, via face scan, qui n'autorisent pas les virements d'argent vers des banques qui ne sont et des comptes bancaires qui ne sont pas à notre nom. Donc je pense que c'est déjà, comment dire, des sécurités qui sont essentielles mais surtout qui sont bien présentes et qui montrent qu'il y a quand même quelque chose qui est en place pour assurer notre sécurité. Au contraire, on met en place un environnement qui va faire que les personnes qui exercent en toute agentivité, en toute conscience, en toute sécurité chez elles derrière leur écran tranquillement vont se retrouver à se rediriger vers des réseaux non officiels. Je pense que la loi est tellement large qu'encore une fois, j'ai l'impression que c'est plus de la posture, de la bonne conscience politique et du coup de pub qu'une volonté réelle de défendre les femmes et les enfants face à l'exploitation.
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