Bruno Bartoccetti : «Toutes les villes de France sont touchées par le narcotrafic»
5 août 2026
Sommaire mis à jour le 5 août 2026
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Intervenant 1
Toulouse, Marseille, Valence, en fait on retrouve le même schéma. Ce qui est lourd, ce qui est important de retenir, c'est que ça va au-delà du règlement de compte. Je rappelle que Valence, même si on ne peut pas comparer Valence à Marseille, mais toute proportion gardée, il y a quand même beaucoup de fusillades. Ces trois dernières années, il y a eu beaucoup de tentatives d'homicide et d'homicides. Jusqu'à mettre, rappelez-vous il y a quelques mois, jusqu'à mettre un incendie dans un immeuble pour toucher un narcotrafiquant.
On a envoyé quatorze ou quinze personnes à l'hôpital. Ça veut dire qu'il n'y a plus de limite de toute façon à la morale. Dans la simple intimidation, on peut tirer, tuer. Et là ça va au-delà de l'intimidation bien sûr. Et c'est pour cette raison qu'en tout début d'émission, je crois qu'on avait fait un parallèle avec finalement les parrains de la drogue dans une certaine période où on touchait le parrain.
Lorsqu'on voulait faire tomber un trafiquant, eh bien on le touchait lui directement ou on touchait le laboratoire et c'était terminé. Là on n'en est plus là. Pour des simples secteurs de stups, eh bien on tire sur des ados parce que je crois que Valence, je connais moins Valence que la zone sud, mais quand même on retrouve le même schéma donc humblement je peux en parler. Eh bien on tire sur des ados de treize, seize ans qui ne sont pas des saints mais qui sont quand même très jeunes et qui ont été employés parfois sur des réseaux sociaux sur un ou deux mois pour venir chouffer ou pour venir faire les petites mains. Et on n'hésite pas à tirer, à tuer des personnes innocentes ou pas, mais ça va très très loin.
La violence est très très forte, très très forte. Et c'est important de souligner ce que vous avez fait. On a parlé de Toulouse mais on pourrait faire le tour de la zone sud et le tour de toutes les grandes et moyennes villes aujourd'hui dans notre société. On n'est pas à l'abri. Excusez-moi encore deux secondes, on a parlé d'Alès il y a pas longtemps.
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