Conférence de presse de l'intersyndicale des pompiers avec Marine Tondelier et Sandra Regol !
29 août 2026
Conférence de presse de l'intersyndicale des pompiers avec Marine Tondelier et Sandra Regol !
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Bonjour à toutes et tous et ravie de vous accueillir pour cette conférence de presse dédiée à comment en France après l'été qu'on a passé même si on est ici tous concernés et mobilisés depuis très longtemps, comment on se mobilise pour que un ça n'arrive plus au niveau de la gravité de ces feux de forêt. Donc comment on agit sur le climat, comment on agit sur l'adaptation, comment on agit sur la prévention des feux de forêt et comment on agit évidemment pour protéger celles et ceux qui nous ont protégés tout l'été et qui nous protègent d'ailleurs toute l'année, les pompiers qui sont en première ligne mais qu'on laisse souvent bien seuls quand on parle de certains politiques voilà qui vous envoient un peu au front mais qui prennent bien peu soin de vous. Peut-être commencer par vous rappeler parce qu'on a de grands débats en ce moment sur la liberté et sur le fait qu'il faut pas de contrainte et laisser chacun faire ce qu'il veut, que nous on revendique en tant qu'écologistes de porter aussi la question de la liberté très fortement et on revendique que l'écologie est la condition de la liberté parce que si vous décidez qu'être libre c'est considérer qu'on n'a aucune contrainte et qu'on fait ce qu'on veut, alors vous allez être comme le navigateur qui évidemment dépend des courants, de la marée, de la houle, du vent et qui déciderait que le récif qui est devant lui puisque il bloque son passage, bah il décide de ne pas le voir et qu'il n'existe pas. Premièrement le récif n'est pas tenu de partager son opinion et deuxièmement il y a quand même beaucoup de chance que ça se termine pas très bien et en réalité être libre c'est pas ne dépendre de rien, c'est avoir conscience de ses dépendances, les maîtriser, connaître son écosystème et faire en sorte de déployer des moyens d'action pour naviguer, pour choisir son cap et c'est pareil avec la planète parce que oui en tant qu'êtres humains nous dépendons de la température qu'il fait, nous dépendons du cycle de l'eau, des forêts, des océans, des pollinisateurs de tous ces éléments et on peut décider qu'on est libre de ne pas le voir, de ne pas le savoir, de ne pas le croire et de dépasser une à une toutes les limites planétaires, et bien en réalité on va finir sous forte contrainte comme nous le sommes actuellement surendettés climatiquement puisqu'on vit à crédit de la planète et que ce on surendette chaque jour vis-à-vis des limites planétaires mais que ça surendette aussi les ménages français qui n'arrivent plus à payer leurs dépendances au gaz, à l'électricité, au pétrole. Ça surendette aussi les collectivités, l'État et ce qu'on vit ici c'est un peu un cumul de tout ça, c'est-à-dire que cet été ce qu'on a vu c'est un État qui finalement était bien peu préparé à ce qui allait se passer et c'est pas comme si on ne le savait pas et qui est tellement dans un sentiment de toute-puissance puisqu'il est libre et qu'il n'a pas de contrainte qu'il lésine y compris sur les moyens de secours.
Donc on a eu des grands débats sur l'annulation des commandes de Canadair par l'un, sur l'annulation de la construction d'une base à Mont-de-Marsan dans les Landes pour accélérer l'arrivée des moyens sur place qui avait été promise après les incendies de 2002 et qui a été rayée d'un de 2022 pardon et qui a été rayée d'un trait de plume pour des raisons financières. Le fonds vert qui devait servir à isoler les écoles de nos enfants, à adapter des territoires au risque inondation qui a été divisé par quatre en deux ans, MaPrimeRénov' pour rénover nos pour rénover nos logements qui a aussi été bien malmenée comme dispositif et donc c'est un peu le syndrome du Titanic. C'est-à-dire que comme on considère qu'on est libre, qu'on est les plus puissants, qu'on est un bijou de technologie, qu'on est insubmersible et qu'on est invincible, alors du coup on ne prévoit pas les les moyens de secours et il y a ce côté bah voilà bah il y a autant de places et puis on va prévoir que la moitié de canots de sauvetage en sachant que les personnes qui prennent ces décisions sont à peu près sûres que eux ils ont leur place sur le canot de sauvetage.
Donc je pense que quand je dis ça, ça évoque des discussions qu'on vient d'avoir en aparté, mais il y a voilà, c'est c'est vraiment tout un système qui montre tout ce qui ne va pas, et en termes de conscience des risques environnementaux que l'on vit, et en termes de justice sociale tout simplement. On voit en tout cas qu'un sujet dont vous parlez et nous parlons depuis très longtemps, qui est la culture du risque, est bien peu présente dans notre pays par rapport à d'autres pays qui sont peut-être confrontés un peu plus violemment et depuis plus longtemps aux méga-feux. Et et c'est vrai qu'on s'est rencontrés alors avec l'un d'entre vous aux journées d'été de de Grenoble où vous étiez venus témoigner et on se disait voilà, comment on peut faire par exemple même au collège, au lycée, qu'aucune génération ne sorte de l'école sans avoir eu un contact de de formation, de prévention, parce qu'il y a les pompiers professionnels, il y a les pompiers volontaires, on propose aussi une réserve civile climatique, mais il n'empêche qu'en fait on doit toutes et tous être formés pour détecter très rapidement le le départ d'un feu de forêt, pour savoir quoi faire, qui prévenir, comment le faire bien pour que ce soit tout simplement organisé et que on soit vigilants ensemble finalement sur ces risques-là comme sur d'autres. C'est un immense défi qui nous attend. On le fera pas sans vous et donc merci beaucoup d'être là.
Je vais passer la parole à Sandra Regol parce que je suis très très fière qu'on ait chez les écologistes une députée qui qui depuis longtemps travaille sur le sujet et qui a fait ce que l'État n'avait pas fait, c'est-à-dire quand il y a eu le Beauvau de la protection civile, c'était une bonne idée qui devait déboucher sur des con des des solutions concrètes, c'était une bonne idée aussi mais qui n'a débouché sur rien de concret, eh bien voilà, tu as pris le relais avec d'autres pour déposer la loi que que l'État aurait dû déposer. Et donc voilà, on va pas lâcher ce sujet à la rentrée et puis vraiment merci beaucoup d'être là à tous les quatre. On précise, vous n'êtes pas là pour nous soutenir, par contre on précise que nous on est là pour vous soutenir et qu'on va pas s'arrêter. À toi Sandra.
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