Lutter contre la précarité professionnelle - Webinaire de redevabilité

26 mai 2026

Jean‑Marc Boivin présente le CESE comme troisième assemblée de la République, son fonctionnement par saisines et consultations territoriales, et cadre l’avis sur la précarité professionnelle (dans et à l’emploi) ainsi que la méthode de travail en commission.

Lutter contre la précarité professionnelle - Webinaire de redevabilité

00:00 - 06:06
Intervenant 1
Saïd et moi, avec la commission donc travail emploi du CESE et avec bien sûr nos collègues qui sont de l'administration du CESE de la commission travail emploi que je remercie évidemment encore une fois pour ça.  Donc juste pour rappeler donc sur le fonctionnement, le CESE dans la République après l'Assemblée nationale et le Sénat, c'est la troisième assemblée donc qui est représentée par 175 conseillères et conseillers qui sont des représentants de ce qu'on appelle la société civile, c'est-à-dire des représentants des syndicats, de l'environnement, du monde associatif, des entreprises, du monde de l'agriculture, famille, etc.  Et donc au sein de la commission, on travaille sur cette commission mais comme dans les autres, sur des recommandations qu'on fait auprès du gouvernement et des deux chambres du Parlement, l'Assemblée nationale et du Sénat pour les aider en tout cas on essaie pour éclairer leurs décisions sur des sujets qui vont accompagner pour aller jusqu'à des projets de loi.  Et donc on travaille sur le principe de saisine, c'est-à-dire que le gouvernement ou le Parlement nous saisit pour avoir un sujet ou alors c'est nous qui le faisons de nous-mêmes en pensant que c'est important et on essaie donc de travailler en consultant beaucoup de gens qu'on reçoit en commission ou aussi comme on l'a fait à Bar-le-Duc et à Bondy quand on se déplace pour aller rencontrer des acteurs de terrain directement concernés par le sujet qu'on porte.  Et l'idée alors on l'a mis là c'est un consensus exigeant, l'idée c'est quand même au maximum de trouver des points qui correspondent à l'agrément de tous pour dire oui ça c'est une préconisation importante qu'on écrira dans le rapport pour qu'on puisse aussi nourrir un j'allais dire des avis qui sont le plus largement partagés par l'ensemble des acteurs de la société civile. 

Et donc on a évidemment c'est marqué là aussi depuis 2021 dans la loi la parole des citoyens est très fortement sollicitée pour participer à nos travaux dans la grande diversité encore une fois et des territoires des différents mondes économiques, sociaux, environnementaux qui nous entourent pour pouvoir construire un projet.  Alors le rappel sur la problématique de l'avis qu'on a construit c'était donc autour de la précarité professionnelle, c'est-à-dire la précarité du travail et de l'emploi, c'est la précarité du travail qu'on peut trouver aujourd'hui qui est fragile mais aussi la précarité au travail parce que quand on est au travail on n'est pas forcément dans les meilleures conditions donc c'était le cœur même de notre travail.  On a de plus en plus des chiffres alarmants, j'allais dire c'est ma formule en tout cas à moi de propositions d'emplois précaires, c'est-à-dire essentiellement des CDD hein c'est extrêmement fort c'est plus de 83 % des contrats qui sont des CDD et pas des CDI, du temps partiel alors qui peut être choisi mais bien souvent c'est subi, du travail d'intérim et puis le développement de l'auto-entrepreneuriat où pour beaucoup aussi c'est pas forcément un choix, ça peut être une nécessité parce qu'on n'a pas les moyens de vivre de son travail ou aussi parce qu'il y a des formes de travail aujourd'hui on en reparlera qui demandent aux gens d'être auto-entrepreneurs, c'est-à-dire que ceux qui ont besoin de ce travail bah achètent une prestation mais ne salarient pas les gens, ce qui crée donc des conditions de travail plus fragiles et précaires avec aussi c'est un facteur qu'on a bien entendu et dans les auditions qu'on a pu faire mais quand on a rencontré vous dans la grande diversité aussi de vos engagements des conditions de travail qui sont quand même aujourd'hui 

Ce qui crée donc des conditions de travail plus fragiles et précaires avec aussi, c'est un facteur qu'on a bien entendu et dans les auditions qu'on a pu faire mais quand on a rencontré vous dans la grande diversité aussi de vos engagements, des conditions de travail qui sont quand même aujourd'hui plus pénibles qu'autrefois et qui touchent, et c'est une grande constante, toute la population.  Soit parce qu'on est considéré comme jeune et donc c'est pas facile de trouver du travail, trop âgé alors on estime que c'est aussi compliqué.  Mais on l'a vu aussi sur les personnes qui se retrouvent en situation de handicap, les personnes qui se retrouvent être aidants familiaux parce qu'ils ont une personne à charge voire plusieurs, les familles monoparentales qui sont aussi très prégnantes avec toutes les difficultés que ça suppose pour travailler quand on est tout seul avec un foyer à gérer.  Et ça c'est aussi quelque chose qu'on retrouve dans tous les territoires, que ce soit dans le monde rural, dans le monde urbain, dans les grandes concentrations urbaines, aussi dans les territoires d'outre-mer parce que dans la composition du CESE on a des représentants des départements et territoires d'outre-mer.  Donc nos questions c'était de dire qu'est-ce qu'on peut faire comme proposition pour nos parlementaires pour faire bouger les lignes pour aller vers plus de stratégie d'inclusion, c'est-à-dire de prendre tout le monde en compte et d'engager tout le monde dans un travail de qualité suffisamment rémunérateur. 

C'est une question première d'ailleurs, on y reviendra dans les préconisations.  Et puis quels sont les moyens nécessaires pour renforcer l'accès à un emploi décent, rémunérateur et suffisamment stable pour que les gens vivent en sécurité.  Le droit au travail, le droit à vivre de son travail est quand même quelque chose d'extrêmement important et c'est un droit qui existe pour tout le monde.  Et puis aussi une question sur la sécurisation des parcours professionnels et de vie à moyen et long terme puisque je l'ai dit en introduction la précarité professionnelle fait que pour beaucoup de gens la précarité professionnelle ça veut dire qu'on vit des fois sur quelques semaines, quelques mois en se disant bah jusque-là j'ai un travail, va-t-il continuer ?  Donc il faut qu'on puisse aussi sécuriser des parcours professionnels qui ne sont pas que l'accès au travail mais aussi la qualification pendant son travail par la formation au départ et en continu. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.

Posez une question sur cette vidéo — j'analyse sa transcription pour vous répondre.

Focalisé sur : Lutter contre la précarité professionnelle - Webinaire de redevabilité