#LAREF26 | DÉBAT | SOMMES-NOUS PRÊTS À AFFRONTER LA GUERRE ?

26 août 2026

Ouverture du débat sur la capacité de la France à affronter un conflit majeur, suivie par la présentation par le CEMA du lien économie-défense, de la modernisation capacitaire et des menaces structurelles à l’horizon 2030. Le général détaille la position française par rapport au conflit ukrainien et au niveau de préparation militaire, économique et sociétale requis face au retour des rapports de force.

#LAREF26 | DÉBAT | SOMMES-NOUS PRÊTS À AFFRONTER LA GUERRE ?

00:04 - 02:09
Intervenant 2
Exceptionnel, c'est le mot en effet.  Je vous en prie, asseyez-vous pour qu'on démarre cette conversation.  Je pense qu'on peut dire d'entrée qu'on est frappé par deux choses.  La première, c'est que sommes-nous prêts à affronter la guerre, c'est l'une des premières questions que l'on pose cette année ici à Paris à la REF en cette rentrée 2026, qui est une question assez inhabituelle dans cette enceinte.  Mais en même temps, le deuxième constat qu'on peut dresser, c'est que cette question aujourd'hui, pour des raisons que chacun d'entre nous connaissons et mesurons chaque jour, elle a un caractère d'évidence. 

Se poser la question de savoir si nous sommes prêts à préparer la guerre aujourd'hui, c'est évident, c'est nécessaire, c'est impératif, et se demander aussi dans la foulée ce que l'on peut faire de plus et de mieux pour se préparer à affronter la guerre, ce sera évidemment au cœur de nos discussions.  Et puisque la question est évidente, elle n'a pas besoin d'introduction plus longue que celle-ci.  Vous l'avez dit, cher Nicolas, on a la chance d'avoir à mes côtés un panel exceptionnel aujourd'hui, et je vais commencer par vous donner la parole, général Mandon.  Vous êtes le chef d'état-major des armées.  Votre parole est rare, elle est toujours attendue. 

Elle est toujours très claire aussi.  Vous avez souligné à plusieurs reprises l'importance, je vous cite, de se doter de la force d'âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est.  Dans une phrase qui a été aussi abondamment commentée, je pense que c'est un euphémisme en l'occurrence, vous avez dit que si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu'il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront de la production, iront pardon à la production de la défense par exemple, si l'on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque.  Mais vous avez aussi tenu à souligner à chaque fois que la France, de votre point de vue, disposait de tous les atouts nécessaires, démographiques, économiques, pour se préparer à affronter cette guerre.  Est-ce que entre le moment où vous teniez ces propos, c'était il y a un peu moins d'un an, et aujourd'hui, on est davantage prêts ? 
02:11 - 02:34
Intervenant 1
Bon, la question est pas facile.  D'abord, j'aimerais vous remercier et vous dire que c'est un plaisir pour moi d'être avec vous dans un site qui est impressionnant.  En fait, je m'attendais pas, en étant chef d'état-major des armées, à venir à Roland-Garros parler au MEDEF.  C'est pas évident comme équation.  En tout cas, vous êtes, vous êtes indubitablement le moteur de notre société. 

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