Loi sur la fin de vie : comment éviter les dérives ?
17 juillet 2026
Loi sur la fin de vie : comment éviter les dérives ?
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En France actuellement, pratiquement 75 %, 80 % des décès surviennent dans un milieu médicalisé. C'est-à-dire qu'on a quitté cette relation qu'il y avait de la fin de vie et de la mort dans un milieu familial qui existait encore en province il y a une trentaine d'années. Dans ce monde qui a profondément changé, il faut trouver une forme d'équilibre entre ce changement de société, garder évidemment des grandes valeurs éthiques que sont l'autonomie, la liberté individuelle et donc la liberté de choisir finalement sa propre mort, mais aussi cette grande valeur éthique qu'est la solidarité et la solidarité vis-à-vis des plus fragiles et c'est un moment de fragilité. Donc la ligne de crête pour aborder cette question très difficile, elle est fragile. Sur une décision aussi lourde, il faut vraiment qu'il y ait un patient conscient qui puisse s'exprimer complètement sur ce désir qu'il a d'aide active à mourir.
Ce n'est pas entre les mains d'un médecin. On reste dans ce dialogue médecin-patient au niveau individuel et qui est fondamental, mais d'un point de vue plus technique, la décision est prise par un groupe. Et ce n'est pas uniquement médical puisque vous avez vu qu'il y a aussi également fait appel à un psychologue, on fait appel à un médecin qui n'est pas directement impliqué dans la prise en charge et je trouve ça très, très bien. On est avec quelque chose qui est terriblement intime, difficile au niveau médical, où on rappelle que ce n'est en rien une obligation. Il faut le redire, que c'est une possibilité qui est offerte à un petit nombre de patients qui sont clairement assez bien définis dans la loi, avec par exemple une exclusion des mineurs, une exclusion des patients qui demanderaient ça uniquement pour une atteinte psychologique et sans grande pathologie médicale derrière.
Donc la loi est beaucoup plus restrictive entre guillemets en telle qu'elle est dans ce modèle français autour de l'aide active à mourir qu'elle ne l'est dans d'autres pays autour de nous. Et je pense que c'est une très bonne chose d'avoir mis un certain nombre de restrictions autour de cette possibilité.