« Si je me retirais aujourd'hui, ce serait du pain béni pour Mme Le Pen », réplique Bruno Retailleau

1 octobre 2026

Public Sénat

00:00 - 00:26
Intervenant 3
Un mot sur ce que vient de dire Claude Malhuret sur notre antenne, et je vais vous dire ce qu'il a dit.  Il dit que l'arrivée d'un groupe RN et également d'un sénateur LFI, ça devrait être comme cela une prise de conscience de la montée des extrêmes en France qui prépare une élection présidentielle où ces deux partis pourraient être au second tour.  Et il faut que tout de suite le bloc central, la droite et le centre se réveillent parce que sinon ça va être la catastrophe pour votre camp.  Qu'est-ce que vous lui répondez ?  En gros, il vous appelle à vous retirer pour Édouard Philippe, si on comprend bien ses arguments. 
00:26 - 01:37
Intervenant 1
Écoutez, si je me retirais aujourd'hui, ce serait du pain béni pour Madame Le Pen.  Simplement, le raisonnement que je fais, c'est que je porte un projet de rupture que les anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron ne portent pas et ne peuvent pas porter puisqu'ils sont en quelque sorte aussi comptables du bilan.  Mais si je retirais ma candidature aujourd'hui, elle ne profiterait pas au bloc central, évidemment.  Et moi, mon projet, il est singulier, il est très différent de celui de Marine Le Pen qui, sur le plan économique, veut l'assistance.  Souvenez-vous, on avait voté ici les quinze heures de contrepartie au RSA, elle ne les a jamais votées, pas plus par exemple qu'elle n'a voté la réforme des retraites ou de l'assurance chômage. 

Ils ont voté l'an dernier en vingt-quatre heures trente-quatre milliards d'impôts supplémentaires.  Voilà, donc je suis là précisément pour qu'on puisse avoir une autre proposition.  Et par ailleurs, qu'est-ce qui s'est passé ?  Pourquoi est-ce que les ailes radicales sont aussi fortes ?  C'est parce qu'Emmanuel Macron a fait du en même temps, une espèce de grand centre où personne ne s'est retrouvé. 

Voilà, et c'est ce qui a fait monter les ailes radicales.  Ce qui montre bien qu'il faut un projet de rupture, un projet radical, mais qui ne soit ni macroniste et évidemment ni de l'extrême. 

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