Nous avons besoin de plus de pompiers, d’enseignants, d’infirmiers et de fonctionnaires !

29 septembre 2026

Jean-Luc Mélenchon

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Intervenant 1
L'agonie des gouvernements de Monsieur Macron est en même temps l'agonie d'un système et d'une idée.  Celle d'après laquelle le marché pourrait être le régulateur suprême des activités humaines.  Cette magie obscurantiste n'a jamais fonctionné que pour produire un seul résultat : accumuler toujours davantage d'un côté et dépouiller davantage toujours de l'autre côté.  La France construite autour de son État, c'est-à-dire de ses services publics et de ses services coopératifs et mutualistes de toutes sortes, a fini par s'effondrer pan par pan parce que c'est son architecture la plus intime qui a été détruite.  Et voici que quand arrive la canicule et le changement climatique, il faut plus de pompiers mais il y en a moins. 

Et voici que quand commence l'année scolaire, il faut plus d'enseignants, il faut plus d'infirmiers et d'infirmières, il faut plus de surveillants, il faut plus de professeurs et c'est le contraire qui se produit.  Et partout dans l'État, le service qui est rendu au peuple industrieux qui l'a construit par son travail, par ses cotisations, par ses impôts, cet État méprisé, ses fonctionnaires insultés à toutes les occasions, encore et encore, si bien qu'à présent il est question de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux, ce qui annonce la dislocation progressive et calamiteuse de tous les services qu'on en attend.  Voici le point d'indice bloqué pendant des années et conduisant les fonctionnaires à n'avoir plus aucune perspective de mieux-être à mesure qu'ils déroulent leur carrière et que s'accroît leurs fatigues accumulées à la tâche, quelle que soit la profession qui est faite dans le service public.  Nous parlons de cinq millions de nos concitoyens qui se sont mis au service des autres et qui chaque jour portent ce pays sur leur dos pour pouvoir le faire fonctionner.  Infirmiers, médecins hospitaliers, fonctionnaires, voilà aux côtés de qui nous sommes aujourd'hui et vis-à-vis desquels nous nous créons le devoir de l'emporter en 2027 pour en finir avec ce système. 

À l'appel de tous les syndicats et derrière eux, nous allons entreprendre cette marche, démontrer notre solidarité la plus complète et la plus absolue avec tous ceux qui aujourd'hui, une fois de plus, ont fait le sacrifice d'une journée de salaire pour défendre l'honneur de leur métier et de leurs conditions.  Vive la lutte !