Violences dans le périscolaire : "Depuis janvier, on a reçu près de 200 plaintes supplémentaires"

4 septembre 2026

franceinfo

00:00 - 00:17
Intervenant 5
Bonjour Élisabeth Guthmann.  Merci d'être en direct avec nous dans ce fil info.  Vous êtes la cofondatrice du collectif SOS Périscolaire.  Quand vous avez entendu sur France Info cette information aujourd'hui, cette libération de cette personne qui avait été auparavant écrouée, quelle a été votre réaction à vous ? 
00:17 - 01:15
Intervenant 3
Alors ce qu'il faut savoir, c'est que nous on suit cette affaire depuis le début, hein, donc déjà depuis début juillet, depuis la première plainte et on accompagne ces quatorze familles depuis donc déjà plus de deux mois.  Donc on a effectivement entendu parler de cette libération fin juillet début août à travers les médias.  Pour nous, c'est vraiment une décision qui nous laisse absolument sans voix.  Elle est incompréhensible, d'autant plus après tout ce qu'il s'est passé autour de l'affaire Lyana où on pensait quand même que la justice avait compris qu'une personne qui est mise en examen, qui est visée par plusieurs plaintes, et là on est quand même sur quatorze plaintes pour des agressions sexuelles et des viols sur des enfants, que la société, la justice pouvait comprendre qu'elle pouvait être un danger, cette personne mise en examen, cette personne visée par les plaintes.  Et visiblement dans ce cas-là, la justice n'a pas tenu compte de ça et a considéré, comme vous le dites dans votre reportage, assez étonnamment, que la personne, la sécurité de la personne était prioritaire sur la sécurité des enfants. 
01:16 - 01:20
Intervenant 2
Il est mis en examen mais reste libre.  Qu'est-ce que ça signifie selon vous pour les familles ? 
01:20 - 01:49
Intervenant 3
Bah c'est très difficile à vivre, hein, parce que les enfants eux sont prisonniers des symptômes post-traumatiques qu'ils ont aujourd'hui et on les accompagne également.  On a fait tout un travail avec l'Éducation nationale également pour qu'ils puissent être accueillis dans des meilleures conditions dans leurs écoles, puisque ça concerne plusieurs écoles, un centre de loisirs.  Et il y a des enfants qui ont vraiment une symptomatologie très lourde et invalidante pour poursuivre déjà leur vie de manière normale et aussi leur scolarité.  Donc voilà, il y a une sensibilisation qui a été faite dans les écoles. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.