Protection des enfants : le constat alarmant de la ministre de la santé
3 juillet 2026
Sommaire mis à jour le 3 juil. 2026
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LCP - Assemblée nationale
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Intervenant 1
Ce sont 400 000 enfants et jeunes majeurs qui relèvent aujourd'hui de la protection de l'enfance. Ce sont autant d'enfants avec une espérance de vie en moins bonne santé, inférieure de 20 ans à celle de la population générale, avec des perspectives d'avenir souvent entravées. Je rappelle simplement que 12 % obtiennent le baccalauréat. En parallèle, notre système de protection de l'enfance souffre d'un triple mouvement. Une augmentation des mesures de protection qui sont plus nombreuses et plus précoces, une judiciarisation croissante avec un réflexe institutionnel de sécurisation et des placements en foyer toujours plus nombreux.
De fait, un système conçu comme protecteur est en réalité souvent défaillant avec des parcours instables, une augmentation de ruptures affectives et la perte du cadre familial comme norme. Dans ce contexte, il nous appartient de réduire l'écart entre ce qui devrait être la protection de l'enfance et les réalités vécues par les enfants confiés, leurs parents et les professionnels. Mesdames et messieurs les députés, ce projet de loi doit changer les choses concrètement. Dans la vie des enfants d'abord, en leur permettant d'évoluer dans un cadre plus stable avec plus de solutions à dimension familiale, en renforçant leur sécurité partout avec la généralisation du contrôle des antécédents judiciaires, avec moins de blocages absurdes concernant les actes de leur vie quotidienne. Il doit changer concrètement la vie des familles avec un accompagnement éducatif facilité pour éviter l'aggravation des situations, avec une clarification des situations par des décisions plus rapides.
Pour les professionnels enfin, en leur donnant une plus grande capacité d'agir et soutenant l'attractivité des assistants familiaux. Ce texte n'est évidemment pas une fin en soi, je l'ai déjà dit. Il accompagne l'action du gouvernement depuis plus d'un an qui a vocation à se poursuivre cet automne avec la présentation d'une nouvelle stratégie nationale de protection de l'enfance.