"Il est difficile de distinguer l'empreinte de l'IA de celle du numérique"

21 septembre 2026

Public Sénat

00:00 - 02:27
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Donc il y a un enjeu bien évidemment autour de l'électricité et du carbone.  Le premier enjeu est celui de l'électricité car l'intelligence artificielle générative nécessite des puissances de calcul considérables.  Certains centres dédiés à l'intelligence artificielle atteignent désormais 100 mégawatts voire 1 gigawatt soit la puissance d'un réacteur nucléaire.  Donc l'empreinte carbone de cette consommation dépend très fortement du mix électrique du pays dans lequel sont implantés les centres de données.  Accueillir davantage de capacités de calcul en France peut donc contribuer selon nous à réduire l'empreinte carbone de nos usages numériques. 

À côté de la partie électricité carbone, il y a aussi le sujet des ressources minérales qui est le deuxième enjeu qui concerne les fameuses GPU nécessaires à l'intelligence artificielle qui mobilisent de nombreux métaux précieux et minerais critiques et ils sont à renouveler à un rythme élevé en moyenne tous les trois ans.  Et cette situation constitue donc à la fois bien sûr un enjeu environnemental majeur pour notre pays mais pour le monde et un enjeu de souveraineté pour notre nation puisque l'approvisionnement de certaines ressources est extrêmement concentré avec comme vous le savez des enjeux géopolitiques autour des minerais critiques sans parler des conflits que cela peut générer notamment dans certains États et un sujet aussi autour de la transparence de ces industries extractives qui est absolument essentiel.  Mais notre commission qui traite également des sujets d'économie circulaire, on peut dire que sur le territoire national on a une capacité même si c'est pas encore où on met dans l'économie circulaire à 50 % les déchets électroniques et électriques là où dans le reste du monde on est à 17 %.  D'où l'intérêt aussi d'avoir sur le territoire national ce type d'installation.  Donc voilà les quelques mots introductifs que je voulais partager avec vous avant de céder la parole à mon collègue Damien Michalet. 

Mais l'idée générale c'est bien de développer l'IA avec la frugalité, consommer moins et faire en sorte que l'IA apporte des solutions encore une fois sur des sujets qui nous mobilisent au sein de la commission, l'adaptation au changement climatique et l'atténuation également au changement climatique.