L'abolition des droits de succession - La carte blanche de Sarah Knafo
16 octobre 2026
Sommaire mis à jour le 16 oct. 2026
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Sud Radio
00:00 - 00:06
Intervenant 1
Ici vos trois minutes pour convaincre, vous avez souhaité consacrer votre carte blanche à l'abolition donc des droits de succession. On vous écoute.
00:07 - 00:44
Intervenant 2
L'abolition des droits de succession, je dirais premièrement pour une raison morale. Une raison morale parce que ces droits de succession consistent en réalité à taxer à la fin de la vie d'un homme un argent qui a été déjà taxé, retaxé, surtaxé dans le pays le plus taxé du monde. C'est un argent que cette personne a dû d'abord payer en charges sur son salaire, donc consacrer la moitié de son salaire, il a dû payer un impôt sur le revenu. Si un jour il a acheté une maison, il a dû payer des droits de mutation pour cette maison, puis une taxe foncière toute sa vie, 20 % sur tous ses achats. Et voilà que le jour de sa mort, sur le seuil de sa tombe, on vient voir ses enfants en leur disant : "Donnez-nous encore la moitié de ce que nous n'avons pas pris pendant que votre parent était vivant."
00:45 - 01:07
Intervenant 3
Je dis que c'est aussi un problème philosophique en plus d'être un problème économique. Il faut savoir d'où viennent les droits de succession. Ils ont été créés lors de la Révolution en 1791 par un homme qui s'appelait Mirabeau et qui avait pour particularité de détester son père. Et son père le détestait et voulait le déshériter. Lorsque Mirabeau invente les droits de succession, l'Assemblée constituante dit : "Premier élément, la propriété d'un homme s'arrête le jour où il meurt."
01:08 - 01:34
Intervenant 2
Donc tout ce qu'il a bâti une vie à construire appartient désormais à la collectivité. Et c'est la collectivité qui décide si elle peut donner une part à ses enfants ou si le reste doit lui revenir. Déjà imaginez à quel point c'est scandaleux philosophiquement. Deuxième élément, lorsque Mirabeau les invente, il dit que ça aura un objectif, je cite : "Détruire l'autorité du père, briser le noyau familial." Aujourd'hui les gens de gauche comme Thomas Piketty ou Zucman qui défendent les droits de succession ne nous disent jamais que c'est l'objectif initial.
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