Claude Moniquet : «Les forces de l'ordre craignent l'arrivée de l'ultragauche, des black blocs...»
17 octobre 2026
Sommaire mis à jour le 17 oct. 2026
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Intervenant 1
Effectivement, vous l'avez dit, il y a eu cet appel au calme du président de la République. Il y a eu, il y a la mise en place de cette cellule. Et il y a un autre signe qui est quand même assez inquiétant, c'est la difficulté des négociations qui se sont étendues sur plusieurs jours sur les parcours de manifestation, négociations entre la préfecture de police à Paris et les différentes organisations. Alors la réalité, c'est qu'aujourd'hui on va avoir clairement une journée très tendue avec à Paris deux manifestations majeures : les lycéens et étudiants qui défileront de, enfin s'ils suivent les autorisations, de République à Nation, et gilets jaunes et syndicats d'autre part qui iront de, pardon, qui iront de Clichy à République. Il y a cela étant, au-delà de ces deux manifestations, quarante points de mobilisation qui sont prévus sur Paris.
Il y en a deux cent cinquante déclarés en France où on s'attend à quarante à cinquante manifestations, en fait quatre-vingts mais la moitié n'ont pas été déclarées. En tout, les services de renseignement pensent qu'il pourrait y avoir plusieurs centaines, entre cinq cents et six cents actions différentes sur l'ensemble du territoire. C'est évidemment énorme. Et ce que craignent les autorités, ce que craignent les services de renseignement, c'est d'une part évidemment l'intervention de l'ultragauche, l'infiltration des black blocs, l'apparition habituelle de casseurs et de pilleurs opportunistes. C'est l'ensemble de ces facteurs qui seront surveillés aujourd'hui par les services de renseignement et par la cellule interministérielle avec un très grand point d'interrogation qui est quel sera le niveau de mobilisation réelle bien entendu et surtout le niveau de mobilisation des gilets jaunes.