Le Sénat renforce les mesures de lutte contre la prédation du loup
2 juillet 2026
Sommaire mis à jour le 2 juil. 2026
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Public Sénat
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Monsieur le ministre, pardon, quel est l'avis du gouvernement ?
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Intervenant 1
Merci Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les sénateurs. Moi, je ne comprends pas ces amendements de suppression parce que cet article offre précisément des réponses proportionnées, de bon sens aux éleveurs et aux agriculteurs au sens large pour faire face à cette prédation que nul ici ne peut ignorer. Prédation qui par ailleurs a considérablement évolué sur le territoire national. Vous connaissez le bilan des attaques et des victimes en 2023 : 4 440 attaques, près de 13 000 victimes, des chiffres qui sont en augmentation de plus de 10 et de 15 %. Et donc par conséquent, il était indispensable de tirer au niveau national toutes les conséquences du déclassement du loup au niveau européen.
Mais je vous le dis aussi Monsieur le Président Gontard, il ne s'agit pas de n'avoir aucun loup sur le territoire national. Ce texte est un point d'équilibre entre l'indispensable, et j'assume le terme, protection de nos éleveurs et nos agriculteurs et le maintien du loup dans un état de conservation favorable, ce qui est d'ailleurs notre obligation européenne. J'ajoute par ailleurs sur les enjeux réglementaires et législatifs que vous évoquez qu'il y a notamment un point qui est absolument indispensable au plan législatif, c'est l'alignement des régimes bovins et équins avec les régimes ovins et caprins, ainsi que l'a rappelé la ministre de l'Agriculture tout à l'heure, parce que sans cela, il n'est pas possible d'opérer de tirs de défense sur les régimes bovins et équins. Pour l'ensemble de ces raisons, le gouvernement est évidemment défavorable à ces amendements de suppression.