Aubagne : "Est-ce qu’il y avait une psychologue dans cet établissement ?" (N. Hamadi)
12 octobre 2026
Sommaire mis à jour le 12 oct. 2026
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franceinfo
00:00 - 00:19
Intervenant 1
Séverine, l'enquête ouverte pour tentative d'assassinat, nous disait Maxime Laurent. Ce soir, il y a ce jeune adolescent de quatorze ans qui est en garde à vue, qui va être entendu par les enquêteurs parce qu'il faudra déterminer le mobile qu'on ignore à cette heure. Et puis, il n'est pas seul en garde à vue. Il y a ses deux parents qui sont aussi en ce moment interrogés par les enquêteurs pour quelle raison ?
00:20 - 01:19
Intervenant 3
Eh bien, on l'a appris il y a quelques minutes, les parents du suspect, ils ont été placés en garde à vue, vous l'avez dit, Perrine, pour détention illégale d'armes. Plusieurs armes ont été saisies au domicile familial de ce mineur, dont des armes de chasse. On sait que le collégien, il avait pénétré ce matin dans son collège avec un fusil de chasse chargé de chevrotine caché dans son étui à guitare. Et cette perquisition menée par les enquêteurs chez les parents du collégien a donc permis de découvrir des armes. Elle vise bien entendu à comprendre, Perrine, comment cet adolescent a pu se procurer ce fusil de chasse, l'arme avec donc laquelle il a tiré, mais aussi à déterminer ses mobiles, notamment en trouvant des preuves, c'est-à-dire de déterminer mobile et degré de préméditation, notamment via ses messages ou alors les requêtes qu'il aurait effectuées sur des serveurs, sur des chercheurs, sur ses appareils électroniques, Perrine.
01:19 - 01:56
Intervenant 1
Ouais, mobile qui n'est pas encore été établi. La procureure avançait tout à l'heure Nora la piste du harcèlement en disant qu'à cette heure, il fallait rester extrêmement prudent. Ce qu'on sait, c'est que cet élève, il était scolarisé dans ce collège, qu'il était en troisième, qu'il s'était présenté pour être délégué de classe, qu'il semblait à sa place même si visiblement il semblait solitaire. Mais il va falloir en tout cas établir le profil psychologique de cet élève, le mobile de cet élève pour comprendre comment on en est arrivé là parce qu'il y a eu aussi aujourd'hui une politisation de cet événement.
01:56 - 02:42
Intervenant 2
Oui, alors il faut quand même remettre ça dans un contexte de campagne présidentielle où de fait tous les faits divers, alors évidemment ce n'est pas un fait divers, je prends des guillemets, mais tous ces faits d'actualité vont venir percuter une campagne et vont tenter d'être récupérés par tous les camps. Et évidemment quand il s'agit d'un accès de violence de la part d'enfants, on voit très vite la possibilité pour un camp comme l'autre de tirer parti de ces événements pour d'un côté rappeler la dimension sécuritaire nécessaire à mettre en œuvre aux alentours des établissements scolaires, à pouvoir peut-être armer la police encore plus ou permettre de mettre des caméras de surveillance. On l'a entendu tout à l'heure avec le vice-président du département des Bouches-du-Rhône.
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