« Nous n’avons reçu aucune réponse claire de la part du chef de l’Etat », déplore Olivier Faure

10 octobre 2025

Aucun chapitre disponible pour le moment

Public Sénat

00:01 - 02:40
Intervenant 1
Pourquoi sommes-nous là ? Nous sommes là parce que, depuis une semaine, nous assistons à une crise interne à la majorité.  Dimanche soir, Bruno Rotayo est sorti du gouvernement.  Lundi matin, on apprenait que l'UDI quittait la majorité, puis nous avons découvert que Gabriel Attal ne faisait plus confiance au président de la République, puis qu'Édouard Philippe considérait que le président devait démissionner.  Et c'est la raison de la crise dans laquelle nous sommes entrés.  Nous sommes venus voir aujourd'hui si cette crise se dénouait et s'il était possible d'avancer, parce que les Français sont légitimement inquiets. 

Un pays qui n'est plus gouverné, qui n'est plus dirigé, une majorité qui s'est volée en éclats.  Et donc, nous espérions comprendre ce qui se passait.  Le président de la République a d'ailleurs posé en ces termes le débat en demandant qui était dans la majorité et qui n'y était pas.  À ma connaissance, les deux seuls qui ont répondu qu'ils appartenaient toujours au socle commun s'appellent Gabriel Attal et Marc Fenaud, du MoDem et Renaissance.  Pour les LR, nous avons entendu Bruno Rutaillot nous expliquer qu'il était hors de question que les LR soutiennent un Premier ministre qui serait soit macroniste, soit de gauche. 

Quant à Yvroir Philippe, il est resté silencieux, mais chacun a bien compris qu'il n'avait aucune envie de signer son adhésion une nouvelle fois à ce pacte, à ce socle commun.  C'est donc la raison pour laquelle nous étions parfaitement légitimes à réclamer un Premier ministre de gauche, ce à quoi, vous l'avez compris avec ceux qui nous ont précédés, le président n'est pas prêt à accéder.  Maintenant, en son âme et conscience, il devra nommer dans les prochaines heures, et nous verrons bien ce qu'il fait.  Mais nous avons aussi posé des questions de fond parce que, pour nous, il faut trouver un mode d'emploi quand nous avons un parlement qui est un parlement parfaitement légitime. Les Français se sont déplacés plus que jamais l'an passé pour élire les parlementaires qui sont désormais au parlement.  Et donc, quel est le mode d'emploi que nous voulons utiliser ? Nous avons demandé qu'il n'y ait plus de 49-3, ça paraît acquis. 

Mais nous avons aussi demandé que tous les sujets soient sur la table et qu'il n'y ait aucun sujet interdit, ni sur le pouvoir d'achat, ni sur les retraites, ni sur aucun autre sujet.  Ça suppose que le pouvoir d'initiative soit dans les mains de la gauche, et si ce n'était pas le cas, bien que l'exécutif accepte de poser ces débats.  Nous n'avons encore reçu aucune réponse.  Il n'y a aucune réponse claire du chef de l'État, aucune.  Il a simplement évoqué le fait qu'on pourrait reculer la mise en œuvre de la réforme des retraites, ce qui n'est pas notre demande. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.

Posez une question sur cette vidéo — j'analyse sa transcription pour vous répondre.