Narcotrafic : S. Lecornu annonce un texte pour durcir les sanctions du délit de corruption passive
8 juillet 2026
Sommaire mis à jour le 8 juil. 2026
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Public Sénat
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Intervenant 2
Monsieur le Président. Je ne voudrais pas retarder la séance de questions. Merci Monsieur le Président, c'est effectivement avec une réelle émotion que je prends la parole. Après 18 années dans cette assemblée noble, après 35 années de vie parlementaire plus les années au Conseil économique et social, ce sera la dernière fois. Vous imaginez l'émotion qui est la mienne, mais je voudrais d'abord vous adresser à vous mes remerciements Monsieur le Président pour votre écoute constante et les liens d'amitié que nous avons pu lier.
Je voudrais dire ma gratitude aux membres du groupe RDPI qui sont à côté de moi, qui m'ont accompagné pendant 9 ans, avec qui j'ai travaillé dans un souci constant d'équilibre mais aussi de dialogue avec les autres. Et je voudrais dire un grand merci à tous les amis parlementaires ici qu'ils soient de droite ou de gauche avec qui j'ai tissé au cours de ces années à la fois des liens d'amitié, de travail. Ils ont fait la démonstration qu'on pouvait faire de la politique, la politique c'est rude, mais qu'on pouvait le faire sans quolibets, sans insultes et dans le même temps avec un profond respect chacun dans ses convictions. Merci à tous. Monsieur le Premier ministre, pendant toutes ces années, j'ai vu inlassablement grandir le narcotrafic avec le chaos qu'il génère derrière lui.
Ces réseaux tuent, ils défient ouvertement l'autorité de l'État, ils corrompent ce qu'ils touchent et surtout ils condamnent l'avenir d'une partie de notre jeunesse enrôlée et parfois sacrifiée. Une République qui laisse s'installer sur son sol des contre-pouvoirs criminels n'est plus tout à fait souveraine et l'enjeu est là. Alors Monsieur le Premier ministre, parce qu'il est devenu insupportable de compter les victimes du narcotrafic, ma question est simple, elle est directe. Comment entendez-vous adapter la réponse de l'État dans toutes ses dimensions pour y faire face ? La nation ne peut pas se résigner, elle attend de l'État qu'il ne recule pas.
Je vous remercie Monsieur le Premier ministre.
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