Henri Guaino : «On atteint un niveau de haine réciproque qui devient périlleux»
12 juillet 2026
Sommaire mis à jour le 12 juil. 2026
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Intervenant 1
Oui, alors je crois que ça montre que la DGSI fait son travail. Je pense qu'il y a beaucoup d'attentats déjoués et que vraiment on a une police qui est de ce point de vue-là est très performante, mais il n'y a jamais de risque zéro. Et la menace elle est là, elle est présente, elle est constante. C'est le monde dans lequel nous vivons. Voilà, je crois qu'il n'y a rien d'autre à dire que de laisser la police et la justice faire son travail et de tout faire les uns et les autres pour éviter d'attiser les tensions entre les ethnies, les religions, etc.
Je pense que là on atteint un degré de méfiance, de peur, même de haine réciproque qui devient extrêmement périlleux. C'est quelque chose qui moi m'a enfin qui me frappe beaucoup. Il y a des gens qui vous disent d'un côté comme de l'autre : "Il faut les tuer avant qu'ils nous tuent." On en est là. Des gens normaux, des gens instruits, des gens qui d'habitude sont modérés, pondérés, etc.
Et cette tension elle monte, elle est aussi instrumentalisée, entretenue, nourrie et je pense que chacun a une part de responsabilité dans ce qui se passe et doit tout faire pour que les choses s'apaisent parce que sinon il arrivera un moment où nous ne pourrons plus les maîtriser. Il suffira pas que la DGSI fasse son travail.