"Les jeunes ne se laisseront pas faire et les enseignants seront à leurs côtés" (C. Fortassin)

4 octobre 2026

franceinfo

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Intervenant 1
À nos côtés, Ajara Hamrane, vous êtes étudiante et trésorière de l'UNEF à Nanterre, soyez la bienvenue.  Claire Fortassin, vous êtes madame co-secrétaire du SNES-FSU dans le 93, c'est un syndicat du second degré, soyez la bienvenue.  John Christopher Rolland, docteur en droit public et maître de conférences à l'unité, à l'université Paris Nanterre.  À distance avec nous, Myriam Lepkiri, secrétaire co-fédérale de la CGT, responsable de la CGT Val-d'Oise.  Je vais vous montrer cette tribune du Monde écrite par plusieurs professeurs qui bien évidemment expliquent qu'ils sont particulièrement attentifs à la situation mais qui soutiennent aussi ce mouvement qui est un mouvement lycéen, étudiant, tout en condamnant la violence. 

Beaucoup de professeurs vont donc être sur le terrain, c'est une réalité.  Claire Fortassin, vous avez reçu quelques informations.  Depuis le début de ce mouvement étudiant, pas mal de lycées ont été fermés, 400 environ dans toute la France avec des cours qui se passent donc en distanciel.  Et à partir de lundi dans le 93, on va encore plus loin, on ferme encore plus d'établissements.  Comment est-ce que ça se passe, dans quel état est-ce que ça vous met, est-ce que ça ajoute de l'huile sur le feu d'après vous ? 
01:11 - 01:49
Intervenant 2
Alors ça nous met extrêmement en colère puisque ce qu'on constate c'est qu'aujourd'hui on traite un mouvement social de lycéens qui ont des revendications légitimes et qui sont aussi les nôtres de la même manière qu'une pandémie mondiale.  C'est-à-dire qu'on va considérer une mesure sanitaire, laisser les lycéens chez eux pour les faire taire alors même que on refuse de les écouter.  C'est quelque chose qui nous, en tant qu'enseignants, enseignantes, nous met profondément en colère.  D'abord parce que les revendications de nos élèves, elles sont parfaitement légitimes.  Ça fait des années que les syndicats d'enseignants et les élèves et les parents d'élèves alertent sur l'état de l'école publique dans ce pays. 
01:50 - 02:09
Intervenant 3
Très concrètement aujourd'hui, il est quand il fait froid dehors, il fait 8 degrés dans nos classes.  On a des classes blindées avec parfois 35, 36, 37 élèves.  On n'a pas assez de tables et de chaises.  On a régulièrement des plafonds, des fenêtres qui s'effondrent sur des personnels ou des élèves.  Ça c'est la réalité de l'école publique dans le 93 mais aussi partout en France. 

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