Les spécificités des territoires ultramarins accentuent les inégalités face au cancer.

16 janvier 2026

Aucun chapitre disponible pour le moment

Conseil économique social et environnemental CESE

00:09 - 04:18
Intervenant 1
Les spécificités épidémiologiques, géographiques, sociales et sanitaires des territoires ultramarins accentuent les inégalités face au cancer.  La fréquence plus élevée de certains cancers, la moins bonne adhésion au programme de prévention et de dépistage, les retards de diagnostic, l'accès inégal aux soins spécialisés, ainsi que les déterminants sociaux et environnementaux particuliers, justifient une approche à la fois ciblée et adaptée.  L'INCA, l'Institut National du Cancer, soutient un ensemble d'actions concrètes pour réduire les disparités, améliorer la prévention, le dépistage, l'accès aux soins, mais aussi pour renforcer les données disponibles afin d'avoir une meilleure connaissance des réalités locales.  Ces actions sont notamment proposées dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers, à travers un plan d'action spécifiquement dédié aux populations qui résident en outre-mer.  Au-delà de l'ensemble des actions de la feuille de route générale, qui, bien entendu, a aussi vocation à s'y déployer. 

Par ailleurs, l'accès à la recherche en sciences humaines et sociales, en santé publique, en épidémiologie, encore trop limité dans les territoires ultramarins, est particulièrement soutenu.  Ceci pour affirmer une exigence d'équité territoriale, en veillant à ce que la stratégie nationale se traduise concrètement et efficacement dans chacun de ces territoires, dans leur diversité.  Alors, quels sont les objectifs de la réflexion pour les outre-mer ? On peut les scinder en quatre grands axes : réduire les inégalités territoriales en matière de prévention, de dépistage, d'accès aux soins et à l'innovation, un peu ce que je viens de dire ; adapter les actions de la stratégie décennale aux spécificités sanitaires, sociales et géographiques des territoires ultramarins. C'est le deuxième point.  Renforcer les dynamiques locales qui existent et promouvoir une coordination renforcée entre les acteurs et les territoires.  Enfin, proposer des leviers concrets et opérationnels pour améliorer l'accès aux données, à la recherche et à l'accompagnement des malades. 

Cette stratégie pour les outre-mer se base non seulement sur les propositions des acteurs qui sont implantés dans les territoires, mais aussi sur les travaux qui ont été menés avec les acteurs du champ de la santé publique, les élus, et les agences régionales de santé de ces territoires.  Il s'agit donc d'une démarche à la fois participative et territorialisée, conçue pour refléter la diversité des réalités locales et construire des actions adaptées aux besoins spécifiques des populations ultramarines.  Et sur quoi repose finalement cette organisation ? Sur un trépied.  Un trépied fait d'un diagnostic partagé à partir des données disponibles et des réalités de terrain pour identifier les principaux freins et leviers dans la lutte contre les cancers. Sur une concertation multi-acteurs qui va mobiliser les parties prenantes localement, bien sûr : professionnels, institutions, patients, ARS, associations dans chaque territoire.  Sur la définition, enfin, d'un axe d'action prioritaire adapté aux spécificités ultramarines. 

Voilà la façon dont je peux toujours, à coup de serpe, essayer de répondre à cette question qui est évidemment vaste. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.

Posez une question sur cette vidéo — j'analyse sa transcription pour vous répondre.