EN DIRECT | Face au chaos, la France en ordre : suivez ma conférence de presse. 2026-10-19 09:22

19 octobre 2026

Jordan Bardella YouTube

03:36 - 04:25
Intervenant 2
Bien mesdames et messieurs je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse ce matin.  Les événements qui surviennent depuis plus de quarante-huit heures en France les scènes de violences de destructions et de pillages appellent de notre part la plus grande gravité.  Avant toute chose je veux avoir un mot pour tous les Français confrontés en première ligne à cette faillite sécuritaire et politique sans précédent.  Je pense d'abord à nos policiers à nos gendarmes mobilisés cette nuit encore dans des conditions particulièrement difficiles au péril de leur intégrité physique pour protéger le pays.  Et tandis que le président de la République a considéré il y a quelques jours que la réponse apportée aux violences manquait je cite d'empathie je veux leur exprimer notre reconnaissance notre affection et notre total soutien. 
04:25 - 07:17
Intervenant 3
Je veux avoir une pensée envers les commerçants les artisans les chefs d'entreprise et leurs salariés qui ont découvert les larmes aux yeux leur établissement dévasté leurs marchandises pillées et souvent le sacrifice de toute une vie réduit en cendres.  Face à l'inhumanité des prédateurs qui sévissent dans les rues du pays je veux rappeler que derrière chaque vitrine brisée chaque commerce incendié il y a des années d'efforts et de travail des familles entières et des gens honnêtes.  Nos pensées vont enfin vers ces Français qui ont dû se barricader chez eux vers ces familles qui ont vécu dans la peur et qui ont subi ces scènes de chaos avec le sentiment très douloureux que le pouvoir politique les a abandonnés que le pouvoir politique les a trahis.  L'intervention du chef de l'État hier soir qui a renvoyé la patate chaude aux préfets couplée à la démission du ministre de l'Intérieur ce matin constitue un terrible aveu d'impuissance.  Le pouvoir déserte et s'effondre sur lui-même. 

Si la France tient encore debout ce n'est plus grâce à un gouvernement qui a pris le maquis mais grâce au dévouement de nos forces de l'ordre de nos préfets et des serviteurs de l'État que je veux ici remercier.  Le premier devoir de l'État celui qui conditionne tous les autres est d'assurer la protection des personnes et des biens de garantir la liberté de chacun et de faire respecter la loi et l'ordre sur tout le territoire national.  C'est à l'aune de cette exigence fondamentale que doivent être examinés les événements des dernières heures et il faut en rappeler les faits.  Ce samedi dix-sept octobre sous prétexte de mobilisation sociale des milliers de casseurs d'ultra-gauche et des prédateurs de banlieue ont convergé dans les centres-villes des grandes agglomérations pour s'adonner à la mise à sac des bâtiments publics au pillage et à l'affrontement avec les forces de l'ordre.  Les rues de Paris de Marseille de Lyon de Lille de Limoges ou Valence ont été livrées aux casseurs et aux prédateurs sous les yeux d'un pouvoir public débordé sous-doté et à l'évidence impuissant. 

Un chiffre communiqué par la préfecture de police de Marseille a particulièrement frappé les esprits au plus fort de la journée de samedi ce sont quelque trente mille pilleurs qui auraient été dénombrés dans la cité phocéenne.  Un chiffre vertigineux qui donne la mesure de l'ampleur des violences et de la capacité de mobilisation d'armées du crime prêtes à se mobiliser et dont nos banlieues constituent un véritable réservoir.  Ces images de dévastation ont fait le tour du monde.  Elles ont été relayées commentées diffusées sur tous les continents avec partout cette même interrogation qu'est devenue la France.  Car au-delà des destructions c'est l'image de notre pays sa réputation internationale et son attractivité économique qui ont été profondément atteintes. 

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