Les mathématiques, une matière “qui trie plutôt que donne envie” ?

26 septembre 2026

France Inter

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Intervenant 1
Alors quoi, il y a toujours ce stéréotype en 2026, les filles sont littéraires et les garçons sont des matheux ? 
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Intervenant 3
Oui, tout à fait.  On a par exemple des données très précises qui montrent qu'au CP, les garçons et les filles ont exactement les mêmes résultats aux évaluations nationales.  Au bout de six mois, il y a un écart qui commence à se creuser en faveur des garçons.  Au bout d'un an, il est encore plus grand.  Et il y a très très peu d'autres explications que vraiment l'idée de stéréotypes qui sont projetés. 

Il y a aussi un phénomène bien connu en psychologie qu'on appelle la menace du stéréotype.  C'est-à-dire qu'en fait, si à une fille vous lui donnez une certaine tâche en lui disant c'est une tâche de dessin ou une tâche de géométrie, eh bien elle réussira moins bien si on lui a dit que c'est une tâche de géométrie alors que c'est exactement la même tâche.  Tout simplement parce qu'elle a intégré les stéréotypes de la société, que ça a activé le stéréotype et que ça a diminué sa performance.  Donc on va vraiment très très fort contre ça dans notre livre. 
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Intervenant 1
Ce qui fait des mathématiques finalement une sorte de filtre social, scolaire.  C'est une matière qui trie plutôt qu'une matière qui donne envie.  Il y a ce rapport anxiogène aux maths dont vous parlez.  C'est aussi pour ça que la France décroche parce que la culture de l'approche mathématique, elle n'est pas comme il faudrait. 

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