Colère lycéenne: l'analyse d'Alain Bauer, professeur émérite en criminologie

5 octobre 2026

BFMTV

00:00 - 00:03
Intervenant 6
7h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.  Bonjour Alain Bauer. 
00:03 - 00:04
Bonjour. 
00:04 - 00:37
Intervenant 4
Merci d'être mon invité ce matin.  Vous êtes professeur émérite de criminologie, spécialiste des questions de sécurité, de terrorisme, de renseignement.  Il y a évidemment ces craintes de débordements à nouveau ce matin qui ont conduit le ministère de l'Éducation nationale à décider de laisser fermer 4 à 500 lycées ce matin en prévention d'éventuels débordements.  Et quand on fait les comptes, 170 lycéens blessés, 78 personnels de l'éducation, 24 lycées qui ont été saccagés, incendiés et 5 000 jeunes qui ont été interpellés les derniers jours.  Est-ce que ça peut se calmer ? 
00:38 - 01:32
Intervenant 1
Pas avant demain.  Il y a toujours dans un mouvement social un moment où il parle, l'étincelle, celle qu'en général l'État ne voit jamais dont il considère que c'est pas très grave et que ça va passer, puis l'embrasement, puis un moment culminant qui sera probablement demain, à la suite de quoi si le processus est mis en place, le dialogue, la négociation, une ouverture, bref quelque chose, et s'il n'y a pas de mort ni de blessé trop grave, ce que évidemment j'espère, alors à ce moment-là le mouvement passe de la revendication radicale à une forme de négociation, de compromis et de dialogue.  C'est le moment où il faut passer à la repolitisation parce qu'en général un mouvement de ce genre dépasse toujours les forces politiques.  Un mouvement social, il accouche d'une génération, puis d'une avant-garde, à la fin d'un mouvement politique en évitant la réaction autoritaire. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.