Compte rendu du Conseil des ministres du 14 octobre 2025.

14 octobre 2025

Aucun chapitre disponible pour le moment

Élysée

01:10 - 04:32
Intervenant 1
Bien, bonjour à toutes et à tous, c'est avec honneur et une certaine émotion que je vous retrouve aujourd'hui.  Je commence évidemment ce compte rendu de conseil des ministres en vous relatant certains propos liminaires qui ont été tenus par le président de la République et Premier ministre, et qui sont à mon sens importants et notables eu égard à la situation du pays que l'on connaît.  Le président de la République a tenu à rappeler que c'était un moment particulier, un moment qui nous oblige. Nos compatriotes sont divisés, fatigués du fracas, et le paysage politique est fragmenté.  La période impose sobriété, exemplarité, écoute et respect. Ce sont ces mots.  Il a insisté sur deux points majeurs. 

Le premier, c'est l'unité, l'unité du gouvernement, et il a insisté sur le fait que ce qui soude aujourd'hui le gouvernement, c'est le service du pays, en remerciant les uns et les autres d'avoir accepté d'y participer.  Et le deuxième point sur lequel il a insisté, c'est la stabilité institutionnelle.  Il a notamment exprimé que les accords sont estimables, les désaccords, pardonnez-moi, en politique, sont estimables, mais ils ne sont acceptables que si des compromis sont possibles.  Le débat parlementaire doit commencer sur les textes budgétaires.  Il a constaté que deux motions de censure ont été déposées, que donc certains ne veulent pas débattre, et a rappelé que les motions de censure qui ont été déposées sont des motions de dissolution et doivent être vues comme telles. 

Le Premier ministre s'est ensuite exprimé à la suite du président de la République.  Il a notamment un mot pour son gouvernement, à noter que c'étaient des personnalités qui ont accepté de participer alors que le pays traverse une crise politique.  Une crise politique qui, il l'a quand même précisé, n'est pas encore devenue une crise de régime.  Il a insisté sur le fait que ce gouvernement était le gouvernement de la République et non le gouvernement des partis.  Qu'être arrimé à son histoire politique et personnelle, c'était normal, qu'être arrimé au Parlement, c'était essentiel, mais qu'il ne fallait jamais être emprisonné dans le système des partis, et c'est bien ce qu'il a voulu construire avec la nomination de ce gouvernement. 

Il a insisté sur le fait que nous devrions incontestablement comprendre qu'il faut bâtir des compromis.  Il a insisté sur le fait que la politique, c'était défendre ses opinions et être fier de le faire, mais aussi être en capacité de faire le chemin politique pour agir.  Il a eu cette phrase en disant : nous ne sommes pas des éditorialistes.  On doit chacun revendiquer nos opinions, mais être capable de faire le pas qu'il faut pour mettre en œuvre des progrès pour le pays et pour les Français.  Voilà, il a terminé en disant notamment cet après-midi que nous sommes capables de bouger, tout en insistant sur le fait que ce gouvernement ne fera pas n'importe quoi. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.

Posez une question sur cette vidéo — j'analyse sa transcription pour vous répondre.