Marine Tondelier visite un chantier d'insertion en Essonne (Jour 1 du journal de campagne)
12 décembre 2025
Sommaire mis à jour le 28 août 2026
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Les Écologistes Les Écologistes (EELV)
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Intervenant 1
Tenez bon, nous arrivons, jour 1. Nous sommes le lundi 8 décembre et j'ai été investie ce midi officiellement après un vote militant par mon parti. Ça y est, je suis leur candidate officielle pour l'élection présidentielle. Immédiatement après la conférence de presse, nous sommes partis en Essonne pour défendre l'insertion par l'activité économique. Vous savez, ce sont par exemple des chantiers d'insertion où vous permettez à des personnes qui sont au RSA, chômeurs de longue durée ou en situation de handicap, de remettre le pied un peu à l'étrier, de leur redonner une chance.
Et donc c'est socialement super. D'ailleurs, il y a une étude économique qui montre que pour 1 euro mis d'argent public dans les chantiers d'insertion, en moyenne, ça rapporte à la société 3,2 euros. Et le gouvernement, dans le projet de loi de finances, a décidé de sabrer tout ça, de baisser de 15 % les aides par poste qui étaient données. Et donc ça veut dire très concrètement que sur les 300 000 personnes qui bénéficiaient de ce dispositif dans le pays et qui travaillent, hein, et ben 60 000 personnes ne pourront plus bénéficier l'année prochaine de ces chantiers d'insertion. Non seulement il y a des nouveaux recrutements qui ne se feront pas, donc des personnes qui vont rester dans la précarité, mais aussi très concrètement, du jour au lendemain, on va devoir dans un service prendre 15 % des personnes en disant : "Ben on est vraiment désolés, mais on va devoir s'arrêter là avec vous."
C'est inhumain, c'est abject, ça n'a pas de sens, surtout que dans le même temps, ce gouvernement veut supprimer la prime de Noël pour les personnes qui sont au RSA en disant : "Ah, ça leur donnera le goût du travail, il faut les bouger un petit peu qu'ils aient envie de travailler." Mais là on parlait de gens qui avaient envie de travailler, que l'État sabre aussi en les renvoyant au RSA. C'est pour vous montrer toute la perversité de ce système et la perversité de ce budget qui en fait est un plan social silencieux qui touchera en priorité les plus précaires. Alors quand je vous dis : "Tenez bon, nous arrivons", c'est que les sénateurs en ce moment même écologistes sont en train de combattre ce budget au Sénat. On est vraiment sur ce programme-là en ce moment dans l'examen budgétaire.
On va tout faire pour éviter le pire, mais nous si nous gagnons en 2027, alors on sera des soutiens du quotidien de toutes celles et ceux qui bénéficient des chantiers d'insertion, mais aussi celles et ceux qui travaillent dans l'encadrement, dans la recherche de voilà de contrats pour mettre en place cette manière de faire de l'économie qui est quand même une belle manière. Voilà, quand on parle de prospérité écologique, c'est ça aussi qu'on veut, c'est une société qui s'entraide, solidaire. Je vous embrasse et je vous donne rendez-vous demain pour le jour 2 de l'opération : "Tenez bon, nous arrivons".
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