COP30 : discours du Président Emmanuel Macron lors du lancement du Tropical Forests Forever Fund.
6 novembre 2025
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Élysée
00:00 - 03:22
Intervenant 1
Merci, président Lula. Chers collègues, monsieur le secrétaire général, monsieur Antonio, mesdames et messieurs, vos grades et qualités. D'abord, je veux remercier le président Elmoisil pour l'organisation de cette COP à Bélène, cet événement et cette initiative du TFFF. Beaucoup de choses ont été dites, je ne vais pas les répéter, si ce n'est pour insister sur l'importance, en effet, des forêts primaires, à la fois dans la bataille pour la réduction de nos émissions, parce que ce sont les puits aujourd'hui les plus efficaces de carbone terrestre et qui viennent compléter ce que les fonds marins font. Ce sont en plus les plus grandes réserves de carbone irrécupérables, ce qui fait qu'à chaque fois qu'on les détruit, on recule dans notre effort de décarbonation.
Ce sont les plus grandes réserves, les plus importantes de la biodiversité. 75 % de la biodiversité terrestre est dans ces forêts primaires. Et ce sont aussi des lieux, des écosystèmes de vie et d'habitat pour beaucoup de peuples autochtones. Pour toutes ces raisons, l'initiative qui consiste à freiner la déforestation, comme vous l'avez fait, président, au Brésil avec des résultats frappants, a fait chuter depuis 2022 de 50 % le rythme de la déforestation. Mais en même temps, préserver les forêts existantes est essentiel, notamment en Amazonie. Le président Pétro en a parlé à l'instant : nous avons un partage, quelques-uns autour de cette table.
Dans le bassin du fleuve Congo, le président Chisekedi l'a dit tout à l'heure, et je salue tous les pays aussi qui contribuent à cet effort. Mais également en Asie du Sud-Est, l'envoyé spécial de l'Indonésie l'a dit, et je vois mon frère de Papoise, Nouvelle-Guinée, de l'autre côté de la table qui participe à cet effort. Et donc, on doit vraiment s'assurer de cet effort complet. Face à ce constat, la TFFF apporte des innovations financières importantes, elle mobilise davantage, elle permet d'aller chercher de l'argent privé, comme l'a très bien dit le Premier ministre de Norvège tout à l'heure, et elle doit reposer à la fois sur la science, une analyse, un suivi des résultats. Et donc, je veux ici d'abord apporter le soutien de la France à cette initiative politique.
Ensuite, dire que pour nous, il est important que cela repose sur la science et le suivi de l'évolution de la forêt. Et donc travailler, faire travailler nos scientifiques, dédier une partie des montants à une analyse scientifique indépendante et continuer des initiatives comme on l'a prises ces dernières années, par exemple, c'est-à-dire avoir une analyse en particulier à travers l'observation spatiale de l'évolution de la forêt, qui permet de faire le suivi des résultats de ce qu'on mène et de prévenir aussi les déforestations. Deuxième élément, qui est une analyse constante coût-bénéfice et qui est une analyse projet par projet, comme l'a dit aussi le Premier ministre de Suède de manière importante. Troisième point, qui est une gouvernance exemplaire avec un suivi des décaissements en toute transparence, taxe santé ex-post, essentiel pour garantir l'additionnalité et le suivi. Quatrième point, que ce soit décliné par pays, c'est le sens de ce qu'a dit le président Chisekedi, qui est une appropriation par chaque pays, comme on l'a fait d'ailleurs avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et donc que ça repose sur des approches "1 country package".
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