"Des repérages avaient été faits dans la mairie avant l'incendie" (Guillaume Guérin)
18 octobre 2026
Sommaire mis à jour le 18 oct. 2026
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franceinfo
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Intervenant 2
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous avez pris la parole hier avec énormément d'émotion. On a vu du personnel de la mairie très ému aussi il y a un instant. Aujourd'hui, c'est quoi votre sentiment ? C'est toujours bouleversé, en colère ?
00:17 - 02:45
Intervenant 10
Pour les Limougeaudes et les Limougeauds qui ont vu leur maison commune très fortement endommagée par cet incendie hier, de la tristesse parce que vous savez, la mairie, c'est la maison du peuple, c'est la maison de tous, de tous les habitants de cette ville. Et c'est surtout une institution qui rend service aux plus précaires d'entre nous. Les gens qui ont besoin des municipalités sont rarement des patrons du CAC 40, voyez. Ce sont des gens qui ont des difficultés dans leur quotidien, sur le transport, sur leurs enfants, sur des décès qui se passent mal avec des besoins de recours à notre pompes funèbres municipales. Les gens qui sont bénéficiaires de nos mairies sont souvent les plus fragiles d'entre nous et j'ai mal pour eux.
J'ai vraiment mal pour eux et puis après je suis très en colère. Très en colère parce que c'est ce que je vous ai dit hier. Je pense que tout ceci aurait pu être évité, en tout cas l'incendie aurait pu être évité. Ce qui s'est passé hier à Limoges et ailleurs en France est inadmissible. Mais à Limoges, je peux vous dire que dès 15h30, nos policiers nationaux qui avaient réussi à circonscrire les black blocs sur un boulevard qui se situe plus sur ma droite a été à court de munitions dès 15h30.
La police républicaine française n'avait plus les moyens de lutter contre les assauts de ces casseurs extrêmement organisés, extrêmement violents. Et donc la police républicaine en France, à Limoges, a reculé hier. Et c'est en reculant qu'une partie du cortège s'est éclatée et qu'une partie de ces gens qui étaient là pour détruire des symboles de la République, qui étaient là pour tuer des flics puisque c'était les slogans qui étaient prononcés au cours de la manifestation, ont pu arriver amalgamés avec un certain nombre de jeunes abrutis autour de cette mairie, galvanisés par une foule qui je crois ne se rend pas compte de la gravité de cette situation. Ces gens avec beaucoup de méthode ont réussi à incendier l'hôtel de ville malgré la présence de nos policiers municipaux en défense et en protection, policiers municipaux qui n'ont pas les moyens de lutter face à 4 ou 500 casseurs et black blocs. Et donc moi je tiens à remercier et à saluer le courage de nos policiers, le courage de nos pompiers, de nos policiers nationaux comme de nos policiers municipaux parce qu'ils ont eu affaire hier à un déferlement de violence que je n'ai jamais connu de ma vie dans cette ville et que je n'ai jamais vu se perpétuer d'ailleurs ailleurs.
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