L'édito de Pascal Praud : «Conseil constitutionnel : aux français de trancher ?»
4 septembre 2026
Sommaire mis à jour le 4 sept. 2026
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C'est peut-être la mesure la plus importante proposée en ce début de campagne présidentielle. Bruno Retailleau souhaite créer une nouvelle procédure qui permettrait au peuple français d'avoir le dernier mot en cas de censure d'une loi par le Conseil constitutionnel. L'idée serait que le président de la République puisse, je cite, donner la parole au peuple français pour censurer la censure, soit par référendum, soit en réunissant le Parlement en Congrès. Eh bien, 80 % des Français sont favorables à cette proposition, ce qui en dit long sur le ras-le-bol des électeurs qui ont le sentiment qu'ils ne sont plus écoutés. Qu'ils votent pour le Rassemblement national ou pour la France insoumise, ils veulent avoir le dernier mot, pour reprendre l'expression de Bruno Retailleau, et ne pas laisser aux petits hommes gris qui décident en leur nom.
Bruno Retailleau a tapé dans le mille en mettant le premier ce sujet sur la table. Le Conseil constitutionnel n'a plus rien à voir avec celui voulu par le général de Gaulle. Il impose aux Français sa propre jurisprudence. Les présidents de la République ont parfois été bien contents de se défausser sur cette instance qui les déresponsabilise sur les sujets qui fâchent. C'est d'ailleurs la même chose quand ils ont donné le pouvoir à Bruxelles.
Les petits hommes gris sont partout et il n'est pas acceptable qu'une poignée de troisièmes couteaux, socialistes et centristes pour la plupart, décident de l'avenir de la France contre l'avis des Français. J'observe que Yaël Braun-Pivet est contre et elle a répondu que notre Constitution est notre bien le plus précieux. Elle défend le Conseil constitutionnel contre l'Assemblée nationale qu'elle préside. Madame Braun-Pivet est contre, voici la preuve par neuf que cette mesure est excellente.