Miriam Djaballi Larak : «Nos lycées ont été pris en otage»
2 octobre 2026
Sommaire mis à jour à 01:40
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Intervenant 1
Avec des lycées pris d'assaut, et je vous remercie d'abord de faire la distinction, si vous voulez, entre le blocus lycéen... Je ne parle plus de blocus. Oui, voilà, et finalement de violences urbaines, parce qu'aujourd'hui c'est ça. D'ailleurs, le ministère de l'Éducation et de l'Intérieur l'ont qualifié. Ça dépasse complètement les revendications lycéennes, si tant est qu'il y ait eu des vraies revendications à la base, mais ça on pourra peut-être en reparler sur le fond.
Oui, et des problèmes existent, il ne faut pas les nier, mais on est sur autre chose. Bien sûr, et comme partout, mais on n'est pas aussi mal lotis en France. Et si tant est qu'il y ait eu des problèmes, même s'il y en a en termes d'organisation ou d'inconfort, ce ne sont pas des problèmes qui aujourd'hui, en tout cas tel qu'on les enseigne à nos lycéens, une forme de réponse là qui est finalement une guérilla urbaine. Écoutez, nos lycées ont été pris en otage. Il y a eu comme des prises d'otages, il faut le dire, parce que c'est ça qui s'est passé, avec des professeurs qui se sont retrouvés dans des classes, obligés de se barricader sous une forme d'intrusion, de mettre les élèves qu'ils avaient en face d'eux en train de se cacher, de voir la peur dans les yeux de ces élèves.
Le corps enseignant est resté stoïque, il est resté digne, il a fait face, il a finalement rempli sa mission de fonction publique. Et à côté de ça, on a eu quand même des élus de la République qui ont un mandat pour faire la loi, qui ont incité ces jeunes, ces jeunes... Et qui ont soufflé sur les braises. Soufflé sur les braises, et non seulement, et ensuite partir et laisser le corps enseignant et le corps de direction aux flammes et aux tirs de mortiers. Voilà le scandale aujourd'hui.