Claude Moniquet : «C'est une situation délicate sur laquelle les services de renseignement œuvrent»

2 novembre 2026

CNEWS

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l'on assiste depuis des années mais qui monte depuis des mois de manière extrêmement inquiétante agissent comme un incubateur d'une violence terroriste.  En fait, si on se réfère à la fin des années 60, on a eu en en en Allemagne des manifestations extrêmement violentes avec des affrontements avec les forces de l'ordre autour de la guerre du Vietnam.  En Italie, on a eu des grèves dans le nord de l'Italie chez Pirelli, chez Fiat, chez Siemens qui ont pris un caractère insurrectionnel avec de nouveau des attaques contre des contremaîtres, des incendies d'usines et d'établissements, etc.  Et c'est de ces deux mouvements que sont nées, en Allemagne, la Fraction armée rouge, en Italie, les Brigades rouges.  Or, on est dans un contexte qui est très similaire : la violence est là, le sentiment dans une partie de la jeunesse qu'il n'y a pas d'avenir, que la société est bloquée, avec sentiment qui va s'aggraver sans doute avec l'irruption de l'IA et les ravages sociaux qu'elle pourrait faire, et puis le fantasme absolu bien sûr, dans quelques mois, la victoire possible de l'extrême droite, de Marine Le Pen, de la droite nationale. 
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Ça, c'est quelque chose qui est un chiffon rouge.  Et tout ça pourrait permettre de cristalliser cette violence autour de groupuscules.  Il y a trois conditions qui doivent encore être remplies : la rencontre d'individus qui partagent la même radicalité et le même diagnostic, si on peut dire, politico-social, une alchimie entre ces personnes, et puis le sentiment d'être dans le sens de l'Histoire.  Mais ce sentiment pourrait précisément venir des élections présidentielles et de leur résultat escompté.  Donc on est dans une situation qui est un qui est réellement une situation qui est extrêmement délicate, extrêmement sensible et sur laquelle bien entendu travaillent entre autres les services de renseignement. 
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Merci beaucoup,