"En démocratie, un chef de l’État défiant à l’idée de manifester c’est problématique" (Béligh Nabli)

22 octobre 2026

franceinfo

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Intervenant 1
Voilà pour la prise de parole très courte du président de la République à l'issue du conseil de sécurité qui s'est tenu ce matin à l'Élysée avec peut-être deux choses très importantes à retenir et dont on va parler avec nos invités, nos experts.  Les manifestations seront interdites quand elles ne sont pas demandées par des organisations syndicales dans les prochains jours, dans les prochaines semaines.  C'est ce qu'a dit le président de la République.  Quand les organisations syndicales proposent des tracés, demandent des manifestations, là elles seront examinées, là il y aura des discussions qui seront ouvertes.  Noémie, comment vous analysez ça d'abord d'un point de vue sécuritaire là, et on parlera du politique après. 
00:38 - 01:18
Intervenant 10
On l'entend, ce que souhaiterait Emmanuel Macron c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours qui viennent.  Vraiment, on comprend que dans la mesure du possible il dit si on peut éviter de manifester pour qu'il y ait un retour au calme, c'est mieux.  Maintenant, si des organisations syndicales sérieuses qui apportent des garanties déposent des demandes, il le sait, ça ne peut pas être interdit sans être motivé.  Donc il dit dans ces cas-là, on les autorisera mais les préfets proposeront des parcours alternatifs pour protéger les centres-villes.  Donc on devrait moins voir les parcours un peu classiques, traditionnels, et peut-être plus des parcours en périphérie pour éviter les dégradations et pour protéger les commerçants. 
01:18 - 01:27
Intervenant 1
L'illustration de ça, pardonnez-moi, mais c'est peut-être justement ce qui s'est passé il y a quelques instants à Paris, l'illustration de cette discussion sur un parcours et d'autoriser ou non une manifestation. 
01:29 - 02:02
Intervenant 10
Exactement, deux déclarations déposées en préfecture.  L'une par la coordination des gilets jaunes notamment et Interfac Île-de-France avec un tracé Bastille-Opéra qui a été refusé par la préfecture de police de Paris.  Et un autre tracé déposé par la CGT, Bastille-Nation via Picpus.  Donc il faudrait qu'on regarde sur une carte exactement ce que ça implique mais sans doute de passer par des artères moins commerçantes qu'habituellement parce que sinon Bastille-Nation c'est assez classique.  Ça, ça a été validé. 

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