Nunez face au 17 octobre : "Le citoyen ne peut pas entendre ce type de réponses" (Sofiane Aboubeker)

3 novembre 2026

franceinfo

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Intervenant 5
Qu'avez-vous pensé de cette défense et de ces explications du ministre de l'Intérieur ? 
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Intervenant 7
On a un Laurent Nuñez qui assume l'échec qu'a représenté la journée du 17 octobre.  Il le dit d'ailleurs tel quel : c'est un échec, ce qui s'est passé.  Mais qui, pour autant, reste toujours dans une position de défense d'abord du travail notamment des services de renseignement, en expliquant que les services du renseignement avaient anticipé tout un tas d'éléments : la présence de la mouvance ultragauche, le risque de pillages, de cortèges sauvages qui chercheraient à se rendre un peu partout.  Les services de renseignement ont alerté sur l'ensemble de ces risques qui se sont avérés exacts.  Mais ce que nous dit le ministre, c'est ce qui n'avait pas été anticipé, c'est la volumétrie : c'est le nombre de militants d'ultragauche, le nombre de personnes qui partiraient en cortège sauvage et le nombre de pilleurs-casseurs, donc ces pilleurs d'opportunité qui, quand ils ont vu via les réseaux sociaux que c'était que la situation était chaotique à Paris mais pas seulement, eh bien sont venus pour participer à ce qui a aux violences. 
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Intervenant 4
En gros, il dit : on avait bien prévu,  j'avais ordonné le bon dispositif,  mais ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est que tout ait lieu en même temps.  Il dit : je n'avais jamais vu en même temps, en 6 ans, un cortège officiel, des militants radicalisés, des cortèges sauvages voulant aller vers les lieux de pouvoir et des casseurs pilleurs.  C'est un peu son métier, quand même, de se dire que quand on prévoit des choses, qu'elles peuvent avoir lieu en même temps. 
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Intervenant 7
Oui, il reconnaît que c'est inédit que le fait que simultanément, vous ayez un cortège officiel avec plus de 110 000 manifestants et, en même temps, des militants de l'ultragauche qui, à la différence des autres fois, ont commencé dès le matin à s'en prendre aux forces de l'ordre.  C'est aussi ce qui s'est passé à Marseille.  On se souvient, à Marseille, on avait Benoît Payan s'était ému du fait qu'il n'y avait qu'une compagnie de CRS le matin, mais il y en avait bien trois qui étaient prévues mais dont deux qui devaient arriver l'après-midi puisque la manifestation était prévue à 14 heures.  Plus, effectivement, ces cortèges sauvages.  Donc le ministre dit : chaque scénario avait été envisagé, 

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